Libération refusée à Robert Latimer
Mots clés : libération conditionnelle, Robert Latimer, Détenu, Justice, Canada (Pays)
Victoria -- Le fermier saskatchewanais Robert Latimer, condamné à la prison à vie pour le meurtre au deuxième degré, en 1993, de sa fille lourdement handicapée, s'est vu refuser hier une libération conditionnelle de jour.
Selon Mme Speck, M. Latimer, qui purge sa peine depuis janvier 2001, n'a pas semblé comprendre «que la loi est là pour protéger les personnes les plus vulnérables».
«Vous dites que cela est une affaire privée, que d'autres ont exploitée», a-t-elle indiqué à l'homme de 54 ans, avant d'indiquer que le comité recommandait au Service correctionnel du Canada qu'il prenne part à des séances de thérapie.
Tout au long de l'audience, M. Latimer a répété que tuer sa fille Tracy «était la bonne chose à faire».
Questionné sur ce qu'il a ressenti lorsqu'il a enlevé la vie à sa fille, M. Latimer a répondu: «Personne ne m'a jamais demandé cela par le passé. C'était quelque chose de très personnel et je ne me sens toujours pas coupable.»
«Je pense qu'elle n'aurait pas voulu souffrir davantage. Je ne peux que me baser sur ce que j'aurais voulu pour moi.»
Robert Latimer ne pourra pas tenter sa chance pour une libération partielle avant au moins deux autres années.

