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Nos choix de société en partie responsable de la situation du français.
En effet, la langue parlée et écrite est massacrée partout au Québec. Dans nos écoles, le français est enseigné par des personnes qui le maîtrisent peu puisqu'elles sont passées par les mêmes écoles où la langue, l'orthographe et la grammaire sont devenues accessoires... c'est la langue parlée qui prime, mais une langue parlée pauvre et pleine de mots étrangers a la langue française. Il devient de plus en plus pénible de se comprendre entre nous.
Les émissions de télévisions et de radio empruntent, fréquemment, la voie de la facilité, soit celle du français «populaire» ou de la rue et même celle du clavardage. Le rôle éducatif est laissé pour compte par les télédiffuseurs et les radiodiffuseurs dans l'espoir d'obtenir une meilleure cote d'écoute et ainsi augmenter leurs revenus publicitaires.
Que faire pour remédier à cet état de fait?
La Charte de la langue française a contribué a stabiliser la progression de la langue anglaise au Québec. Malheureusement, la Charte canadienne des droits et libertés a invalidé plusieurs aspects de cette loi et l'a rendu moins efficace. Dans ce contexte, la Charte de la langue française ne peut pas être modifiée pour aider à améliorer la situation de la langue française au Québec. Le Québec n'est plus maître de ces lois. Par contre, si le courage est présent chez nos politiciens, l'enseignement du français peut être rehaussé, à moyen terme, en revenant à des règles de base de la langue et en valorisant l'usage du bon français écrit et parlé. Il faut redonner aux Québécois la fierté de leur langue et chacun de nous doit faire un effort en ce sens.
André Champagne, Montréal
