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Le bouc émissaire
La question ancillaire est de savoir si nous avons atteint le point de non retour et si le français se « Louisianisera » inexorablement sur ce continent. Sinon, il faudra des changements extrêmement importants pour d'abord déterminer la capacité d'absorption de notre société et des politiques d'accueil qui assureront une intégration harmonieuse des immigrants en respectant notre culture. À défaut de changements majeurs, il est probable qu'une crise d'identité va se développer au pays car la perte d'une langue s'accompagne généralement de la perte de la culture et, conséquemment, de l'identité.
Le temps presse car la vague est en train de devenir un tsunami! D'ailleurs, dans le ROC, des voix se sont élevées pour réclamer la fin de la prépondérance du français en faveur de l'émergence des langues qui sont devenues majoritaires, après l'anglais, dans les grands centres de Toronto et Vancouver comme le mandarin, le cantonais et le punjabi.
