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Ni l'un ni l'autre...
Les élites, aujourd'hui, ne sont plus les élites d'hier, à preuve, comme le souligne l'article, les nombreuses bourdes commises par les journalistes, les politiciens et encore plus les universitaires, je parle des étudiants qui entrent en vrac dans ces haut lieux du savoir, l'éducation étant devenue une «affaire» et les étudiants des «clients».
Par ailleurs, j'en ai marre que l'on tape sur la tête des enseignants. Les fameux examens dont ils sont victimes comportent des questions ne visant que les exceptions de notre langue et même un professeur aguerri, qui fait autre chose qu'enseigner la grammaire, ne réussirait pas à le passer sans une préparation fastidieuse. En fait, le bon enseignant est celui qui doute, qui cherche la faute, qui sait qu'il existe des exceptions, qui utilise les outils et qui est donc constamment sur ses gardes. Et encore, il en laisse passer une de temps à autre.
Bref, si l'on veut vraiment améliorer la qualité de la langue, il faut cesser de porter aux nues tout ce qui se dit, s'écrit ou se fait en anglais. Sachez qu'un article écrit en anglais, soit en philosophie ou en sciences, jouit d'un rayonnement dépassant et de loin celui d'un autre écrit en français. Il faut relever nos manches et trimer dur pour remettre le train de la langue sur ses rails.
Enfin, il s'agit bel et bien d'un effort collectif et si nous partageons tous une part de responsabilité, c'est encore et toujours au sein de la famille que les cartes gagnantes ou perdantes sont distribuées.
