À la lecture des titres des articles publiés dans le devoir sur les résultats de l'enquête PIRLS 2006, tout porte à croire que la situation québécoise frise la catastrophe. Pourtant la réalité en est tout autre. Une lecture éclairée des résultats aurait tout lieu d'être effectuée. Les faits qui ressortent du cycle 2006 du PIRLS est que la performance des élèves entre 2001 et 2006 n'a pas diminué. La faible différence observée entre les deux temps de passation soit 4 points (sur une échelle ayant une moyenne de 500 avec un écart-type de 100) se situe dans la marge d'erreur d'échantillonnage. Ce qui a changé, c'est la position des autres pays ou provinces ce qui se traduit par une diminution du rang du Québec. Il faut souligner que le rendement moyen en lecture des enfants québécois reste supérieur au rendement moyen mondial et qu'il n'a pas diminué entre 2001 et 2006 contrairement à ce que certains suggèrent.