Vos réactions
Le simplisme médiatique!
Tous deux sont arrogants vis-à-vis, les tueries et l'effronterie de ce principal administrateur-promoteur de l'axe du bien.
À part ce dénominateur commun, en y ajoutant l'outil du pétrole, peu de chose les unit.
Le simplisme médiatique les met dans le même sac, rapidement, avec des arguments clichés qui ne reposent sur rien d'autre que des peurs façonnées laborieusement avec des images du passé. On parle constamment de la peur de leurs actes futurs.
Pauvre M. Brousseau, avec sa boule de cristal du grand méchant!
Vous devriez parler de l'actualité, M. Brousseau pas de ce futur apocalyptique que vous voyez au travers ces méchants faciès qui vous répugnent.
Pour employer la tournure de vos mots: la dénonciation rituelle de ces «ennemis de la démocratie» est toujours bien utile! Et vous vous y vautrez amplement!
Vos lacunes historiques sont épouvantables et associées à votre aveuglement des réalités, ça devient catastrophique!
La concentration du pouvoir politique, de l'administration et de l'économie. Une de vos grandes peurs! Quel genre de pouvoir, d'administration et d'économie connaissait toute l'Amérique latine avant son éveil? Soyez honnête M. Brousseau, si vous connaissez l'Histoire sud-américaine, ne la mettez pas de côté.
« Tous deux agitent le spectre de l'étranger, les sombres machinations américaines ou occidentales, pour maintenir leur popularité. »
"Le spectre des machinations états-uniennes"!!!
Est-ce un excès de naïveté, votre jeunesse, votre manque d'expérience ou une réelle faiblesse de l'esprit qui vous fait nier les réelles ingérences états-uniennes qui se sont déroulées depuis toujours en Amérique latine et qui continuent activement, constamment?
Votre malhonnêteté intellectuelle est-elle volontaire?
Ne connaissez-vous pas le NED (National Endowment for Democracy) qui défend officiellement la "liberté" à travers le monde. Ne connaissez-vous pas ses méthodes, ses budgets, ses infiltrations, ses agissements, son rôle dans le coup d'État raté d'avril 2002 au Venezuela?
Renseignez-vous un peu sérieusement M. Brousseau, au lieu de surfer sur les clichés des gros méchants. Vous devriez avoir honte!
Il est malhonnête de dire que la popularité de Poutine ou de Chavez repose sur l'agitation du spectre du mal états-unien ou occidental. Les Russes et les Vénézuéliens vivent mieux et c'est pourquoi ils supportent leur président. Les Russes sont sortis de leur terrible situation économique et de leur honte de la puissance déchue. Les Vénézuéliens sont devenus des citoyens à part entière et ont retrouvé une dignité d'Êtres humains. Voilà sur quoi repose la popularité de Chavez et Poutine.
«il faut dire qu'il y a effectivement eu tentative de putsch contre Chavez en 2002, avec de probables appuis à Washington et à Madrid»
Il n'y a pas eu «tentative» de putsch contre Chavez en 2002, il y a eu un putsch. Les putschistes ont pris le pouvoir pendant 48 heures avant d'être renversé par la détermination de la rue. Chavez a eu miraculeusement la vie sauve. Il a été sauvé grâce à son entêtement à ne pas signer sa démission qu'on voulait lui imposer. Le bon cardinal Ignacio Velasco a tenté, en utilisant son image pieuse avec Chavez de le convaincre de signer. Chavez préférait mourir plutôt que de renier son peuple qui l'avait élu.
C'est par un bout de papier mis dans une poubelle à l'intention d'un gardien lui étant fidèle, sur lequel il avait griffonné que jamais il ne démissionnerait, tout en y apposant sa signature, c'est par ce bout de pays télécopié à travers le pays et dans tous les médias possibles que le peuple a su que Chavez était en vie et était retenu prisonnier.
Le coup d'État du 11 avril 2002 est très bien documenté, tout comme celui du Chili du 11 septembre 1973, tout comme celui de l'opération Condor. M. Brousseau devrait étudier avant de ridiculiser le «spectre» que brandit Chavez lorsqu'il parle des sombres machinations américaines .
M. Brousseau nous rappelle: «Mais n'oublions jamais que Chavez fut lui-même un putschiste en 1992!». Mais il oublie de parler du caracazo 27 février 1989 où il y eu 3000 morts lors de la répression des manifestations populaires contre le gouvernement extrêmement corrompu de Carlos Andrés Pérez qui voulait privatiser le secteur pétrolier tout en faisant un virage net vers le néolibéralisme et en augmentant substantiellement les tarifs du transport en commun. Ce sont ces 3000 personnes massacrées qui ont déclenché l'action du Mouvement révolutionnaire bolivarien 200 (MRB-200), le 4 février 1992.
Ne pas expliquer l'ensemble de la situation, tout en mettant de côté les incroyables injustices qui favorisaient un taux de pauvreté croissant dans ce pays flottant sur le pétrole, s'appelle: de la malhonnêteté intellectuelle!
Le langage grossier!!!
«Et Poutine, qui sait comme Chavez manier le langage vulgaire, avertit l'Ouest qu'il ne doit pas «fourrer son nez morveux» (sic) dans les affaires de la Russie.»
Quelle joie que ce langage grossier, vulgaire, pour dénigrer celui qui l'utilise.
Chavez parle la langue du peuple "¡El no tiene pepita en la lengua!" comme disent les Vénézuéliens (On pourrait traduire par: "il n'a pas la langue dans sa poche!")
Oui, Chavez ne se gêne pas pour être grossier. Malgré tous les gros mots et les insultes qu'il emploie, sa langue n'a pas tué personne.
Certains, beaucoup plus hypocrite et qui savent manier la langue qui plaît, discours avec de beaux mots comme démocratie, liberté, mais derrière leur langage suave se cachent des tueries épouvantables.
Les journalistes comme M. Brousseau préfèrent nous expliquer le pourquoi de ses massacres, ils préfèrent nous démontrer leurs justifications et s'offusquent comme des saintes vierges offensées de ces écarts de langage qui dénoncent l'injustice et l'ingérence. Ce mode direct de dire la réalité des choses, cette façon de dire que le sang coule inutilement par la faute de ces maîtres de l'hypocrisie encensés par les grands analystes érudits (sic)!!!
On préfère tenir sous silence les actes de ces nez morveux, tout en dénonçant la grossièreté du langage de ceux qui ne trouvent pas de meilleurs mots pour les dénoncer.
M. Brousseau manipule les déclarations en les utilisant hors contexte.
«Et puis Chavez lui-même vient d'évoquer une présidence... jusqu'à l'an 2050! De quoi accréditer l'idée qu'il veut vraiment être un second Fidel Castro.»
Pour peaufiner l'image du méchant, on fait feu de tout bois: Chavez déclare qu'il pourrait être président jusqu'en 2050! Non, mais, encore une fois, soyons honnêtes. Rapportez ainsi ses mots sans connaître son propos et surtout en ne reconnaissant pas le langage "¡sin pepita en la lengua!" de Chavez, est, encore une fois, faire preuve de malhonnêteté intellectuelle.
Aujourd'hui Chavez a perdu.
Une fois de plus, les Vénézuéliens et les Vénézuéliennes ont offert une leçon de démocratie au monde.
Aujourd'hui, Chavez vient de gagner et ces fabricants d'images, ces façonneurs de diables et de démons ont subi un revers.
Il était souhaitable que Chavez perdre ce référendum. Pour qu'il puisse ainsi démontrer au monde entier son coeur démocratique honnête et sincère. Mais sa lutte pour vaincre la pauvreté et rendre ce coin du monde meilleur ne va pas s'arrêter pour autant. L'Amérique latine est en éveil.
Je ne comprends pas pourquoi des journalistes s'acharnent à dénigrer ceux qui améliorent les conditions des plus démunies.
Je ne comprends pas pourquoi on ne parlait pas quotidiennement de dictature pendant toutes ces années d'atrocités vécues par ces pauvres d'Amérique latine.
Je ne comprends pas pourquoi des journalistes défendent les pétrolières et nous font pleurer parce que celles-ci perdent d'immenses profits à cause des nationalisations des champs pétroliers?
Je ne comprends pas pourquoi on prône l'exploitation des pauvres et de leurs richesses nationales et qu'on ne supporte pas ceux qui leur offrent la dignité humaine à laquelle ils ont droit.
Il est temps que la dénonciation des méchants s'oriente vers la dénonciation des bons.
Il est temps qu'on nous berce de textes dénonçant ces actes répugnants que les maîtres du bien font subir au monde.
Il est temps qu'on nous dise quotidiennement et sans relâche que les États-unis dépensent 68 millions à l'heure pour les armes et la guerre.
Il est temps de penser à mettre côte à côte les budgets accordés pour l'aide humanitaire, pour la santé, pour l'eau potable, pour améliorer les conditions de vie ET les budgets de défense (sic) (SOIXANTE-HUIT MILLIONS À L'HEURE).
68 millions à l'heure pour la guerre et on nous parle du méchant Poutine et du méchant Chavez!!!
Non, mais...
Serge Charbonneau
Québec
