Vos réactions
Passions, réflexes, imaginaire et raison.
Or, tant et aussi longtemps que nous ne savons pas identifier ce qui est réflexe et passion dans notre imaginaire individuel et collectif, nous ne sommes que les jouets de ces passions et de ces réflexes. Les foules, comme on le sait, sont extrêmement sensibles à ces passions et à ces réflexes et Brassens avait raison lorsqu'il chantait: "Dès qu'on est plus que quatre, on est une bande de cons". Or, ce sont sur ces ressorts que jouent les politiciens, qu'ils s'appellent Poutine, Bush ou Harper. M. Dion ne peut pas être un homme politique de grande envergure car il est trop honnête pour vouloir faire appels aux passions et aux réflexes (aux plus bas instincts, disait-on à une autre époque) des foules. M. Harper utilise fort bien les sentiments d'insécurité que nous partageons tous depuis la nuit des temps.
Pour finir, j'ai apprécié la distinction faite par M. Gabliel Racle entre la peur - qui serait réflexe - et les passions. Mais je m'interroge: Cette dé-construction de l'être humain peut-elle rendre vraiment compte de sa totalité? L'être humain ne serait-il qu'un amalgame de divers "métaux" dont on peut retrouver l'exacte proportion? J'en doute. Enfin, quelle différence M. Racle fait-il entre l'âme humaine et la personalité?
Merci de votre attention.
Claude Guay
