Mots clés : guérilla, Nicolas Rodriguez, cessez-le-feu, Pacifisme, Colombie (Pays)
Bogota -- La guérilla colombienne de l'ELN, qui mène des pourparlers de paix avec le gouvernement de Bogota à Cuba depuis 2005, refuse les conditions proposées pour un cessez-le-feu, a indiqué hier dans des déclarations publiques le chef de la guérilla Nicolas Rodriguez Bautista.
Bien qu'ayant assuré vouloir signer un accord de paix avec le gouvernement du président colombien Alvaro Uribe, M. Bautista a indiqué que «pour débuter l'arrêt des hostilités, nous ne nous donnerons pas notre position et nous n'allons pas divulguer nos identités» comme l'exige le gouvernement d'Uribe pour signer un accord de cessez-le-feu avec cette guérilla. «Sur ces deux points nous ne céderons pas, sur les autres sujets nous sommes disposés à chercher des accords», a-t-il ajouté dans une interview au journal El Tiempo de Bogota réalisée au Venezuela. L'Armée de libération nationale (ELN, guérilla guévariste), qui compte 5000 hommes, est la seconde guérilla en terme d'importance après celle des FARC qui compte entre 11 000 et 17 000 combattants. La déclaration du chef de l'ELN confirme la position de la guérilla qui a interrompu en août dernier la 8e série de pourparlers de paix avec le gouvernement colombien, qui avait lieu à La Havane, sans être parvenu à un accord.