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@Montoya, la guerre d'Espagne, "martyrs" catholiques

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Pierre Zwngli
Envoyé Le lundi 03 décembre 2007 10:00



M. Montaya n'a pu s'empêcher de sortir l'argument de la méchante Église catholique qui réhabilite des réactionnaires morts pendant la guerre civile espagnol. (Vieil air connu et usé jusqu'à la corde, mais qui réconforte tant de gens).

Petit rappel des gentils "progressistes" espagnol pendant cette période.

Voici le témoignage du ministre républicain sans portefeuille
(1936-1938), membre du Parti nationaliste basque, Manuel de Irujo y Ollo, extrait d'un Mémoire présenté en Conseil des ministres, le 7 janvier 1937 : « En dehors du Pays basque, la situation de fait de l'Église est la suivante : Tous les autels, images et objets de culte ont été détruits sauf rares exceptions [...]. Toutes les églises ont été fermées au culte qui a été totalement suspendu [...]. Les organismes officiels ont reçu les cloches, les calices, les chandeliers et tous les autres objets de culte qui ont été fondus et transformés à des fins militaires ou civiles [...]. Des édifices et des biens de toutes sortes ont été incendiés, pillés, occupés ou détruits [...]. Les prêtres et les religieuses ont été arrêtés, emprisonnés et fusillés sans procès par milliers [...]. On est allé jusqu'à interdire la détention privée
d'images et d'objets de culte. La police, qui effectue des
perquisitions, cherche et détruit avec violence et acharnement tous les objets qui se rattachent au culte. »

Le délégué espagnol au congrès des Athées, qui se tient à Moscou en pleine guerre civile, peut déclarer triomphalement : « L'Espagne a surpassé de loin l'oeuvre des soviets, parce que l'Eglise a été totalement annihilée. » Et le communiste Jésus Hernandez, ministre de l'Instruction publique du gouvernement de Largo Caballero, saisit cette occasion pour envoyer un télégramme d'adhésion enthousiaste : « Votre
lutte contre la religion est aussi la nôtre. Nous avons le devoir de faire de l'Espagne une terre d'athées militants. La lutte sera difficile, parce que dans ce pays il y a beaucoup de réactionnaires qui refusent la culture soviétique. Mais toutes les écoles d'Espagne seront transformées en écoles communistes. »

L'historien libéral, ministre de la Justice et de l'Instruction publique (1934) Salvador de Madariaga, écrira après la guerre : «Personne de bonne foi et bien informé ne peut nier les horreurs de la persécution [...]. Pendant des mois et même des années, le simple fait d'être prêtre suffisait pour mériter la peine de mort. »

Et pour finir, un fraude dénoncée par Pio Moa (je vous recommande la lecture de ses Mythes de la Guerre d'Espagne, énorme succès de librairie en Espagnol qui attend toujours une traduction en français) : celle d'oser dire que les victimes du franquisme ont été négligées en Espagne alors que c'est exactement l'inverse depuis la fin du franquisme. On a oublié de la gauche contre la gauche (purges) et on a attribué ces morts au franquisme.


Un tercer fraude: "Las víctimas del franquismo han estado olvidadas o se ha menoscabado su dignidad". Desde finales del franquismo, casi las únicas víctimas recordadas y homenajeadas han sido las de izquierda.

Valga como modelo el caso de García Lorca (reivindicado por las izquierdas como si fuese de los suyos, cosa dudosa), comparado con los de Maeztu, Muñoz Seca y tantos más, sometidos al olvido y al menosprecio sistemáticos. Tal insistencia desvergonzada ha obligado, finalmente, a
recordar también los muchos asesinatos del Frente Popular.

Las únicas víctimas realmente olvidadas han sido las causadas por las izquierdas a las izquierdas. Hubo torturas, detenciones ilegales, asesinatos. Es hora de ir recordándolo, por el bien de la veracidad histórica.

Otro más: la identificación de todos los fusilados de posguerra como "víctimas del franquismo". Ello significa meter en el mismo saco a los inocentes que sin duda cayeron y a los culpables de crímenes terroríficos, que también abundaron entre los ajusticiados. Esta
identificación ya revela todo el carácter y contenido de semejante "memoria histórica".

Bon, j'allais oublié Paracuellos. À Paracuellos, environ 5.000 personnes furent fusillées et enterrées
dans de gigantesques fosses communes, en novembre 1936. Il s'agit par conséquent d'un antécédent direct des massacres réalisés par les staliniens à Katyn contre les Polonais. Le seul "crime" commis par les personnes assassinées à Paracuellos, était souvent d'être étudiants d'un collège catholique ou d'appartenir à une famille de médecins ou d'avocats.

Ce fut, et de loin, le plus grand massacre réalisé pendant toute la guerer civile dans l'un ou l'autre des deux camps. Il ne faut pas oublier que Madrid, où le Frente popular gouverna pendant la guerre, fut la province la plus touchée par la répression et que le nombre de personnes assassinées par le Frente popular dans la capitale approche les 15 000.
Les responsables de Paracuellos sont plus particulièrement le député socialiste Margarita Nelken (qui fut la première à demander à faire "évacuer" de force les prisonniers pour les fusiller), le directeur général de la Sécurité Múñoz, le socialiste Galarza et, surtout, Santiago Carrillo, qui fut par la suite secrétaire général du PCE. Il était responsable de l'ordre public dans le Comité de défense de Madrid.
À la fin 1936, le Dr Henny représentant de la Croix-Rouge décida de faire un rapport sur les massacres et de le communiquer à Genève, mais son avion fut abattu le 8 décembre par les pilotes soviétiques Chmelkov et Sakharov qui combattaient dans l'aviation du Front populaire. L'ordre
en avait été donné par Alexandre Orlov, un des agents de Staline, afin que personne ne prenne connaissance des agissements du /Frente popular/ en Espagne.
(voir César Vidal, /Paracuellos-Katyn/ (2005)).

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