Vos réactions
Conciliation travail-famille-vie personelle
Dans un rapport datant déjà de quelques années, l'Organisation de cooopération et de développement économiques (O.C.D.E.) soulignait que la conciliation du travail et de la famille est un des plus grands défis à relever dans les sociétés occidentales dites économiquement avancées. À mon avis, on peut s'interroger sur la volonté des entreprises québécoises de relever un tel défi. Il en va de même pour la formation de la main-d'oeuvre et le maintien d'une bonne santé humaine.
À mon avis, on peut établir un parallèle entre ces soucis et nos préoccupations environnementales. Hier, les personnes travaillant étaient souvent considérées comme des ressources inépuisables et consommables. Peu d'entreprises et de travailleurs se sont souciés du bien-être des travalleurs. Les entreprises hésitaient et hésitent encore à former des travailleurs, laissant ce souci à l'État. Ils n'essayaient même pas concilier la vie professionnelle avec la vie familiale. Des "corps", on en avait en masse et ils étaient remplaçables à peu de frais.
Aujourd'hui, quels sont les efforts faits par nos entreprises pour mieux former leurs salariés actuels et futurs? Quels efforts feront-elles pour les aider à conserver une bonne santé? Pourtant, il est régulièrement question de l'épuisement chronique d'une partie de la main-d'oeuvre et des coûts en découlant. Certains médecins vont même jusqu'à dire que le "travail tue" en faisant allusion à certaines formes de cancer.
Alors, je nous pose ces questions:
1) Le travail serait-il devenu dangereux pour ceux qui en ont?
2) Fera-t-on un jour entrer dans le "périmètre comptable" d'une entreprise l'ensemble des coûts sociaux qu'elle génère?
3) Demain, comment va-t-on faire pour tenter de concilier travail-famille-vie personnelle?
Se pourrait-il que la pénurie de main-d'oeuvre annoncée présente de bons côtés, voire d'excellents? Se pourrait-il que nous nous en sortions moralement mieux? Se pourrait-il que l'une des solutions ou que l'un des progrès en résultant soit une baisse de la consommation des personnes et des choses.
