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Mouche et vinaigre encore?

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Yann Takvorian (yann@immigrercontact.com)
Envoyé Le samedi 01 décembre 2007 12:00



Cet été, j'avais publié dans LaPresse une lettre décriée (Les mouches et le vinaigre) qui non seulement annonçait cette évolution catastrophique de l'économie québécoise mais surtout, le rejet massif que cette perspective allait développer chez les immigrants (futurs ou actuels).

Faut arrêter de prendre les immigrants (surtout qualifiés) pour des abrutis finis, même si les Ordres le sous-entendent avec leur protectionnisme et que l'idée populaire le confirme de sa xénophobie.

Un immigrant n'ira pas sacrifier ses diplômes, sa formation, ses économies et l'avenir de ses enfants pour une province pauvre qui s'enfonce dans l'échec de ses politiques sociales, où il sera déconsidéré, transis de froid, marginalisé et montré du doigt comme un "euzot" à chaque "accommodement raisonnable".

Un immigrant n'ira pas payer les factures des autres et réparer des dégâts qu'il n'a pas causés, pour des nationalistes qui n'en voudront pas pour leurs fêtes. Peut-être sous la contrainte, mais jamais de plein gré.

Au mieux, le Québec recevra une horde de réfugiés de pays plus pauvres qui viendront alourdir la barque au lieu de la maintenir à flot. Le Québec se rend compte que sa politique d'immigration importe surtout... des problèmes! Parce que la fuite des cerveaux est un handicap sérieux pour la Province. Ce sont eux qui feront ou non l'économie de demain, pas les manoeuvres qui se font déjà damer le pion par la Chine.

Dans ma lettre, j'étais pessimiste sur l'avenir du Québec et c'est une des raisons qui m'a fait rentrer en Europe, comme 60% des immigrants Français et comme une majorité (je n'ai pas dit la totalité) des immigrants en général. Le Québec n'est pour nombreux qu'un lieu de transit. Les meilleurs le boudent dès le départ. Même si bernés par le Ministère de l'Immigration, une fois réalisé que le jeu n'en valait pas la chandelle, Dorval ou la 40 prennent pour eux des allures de sortie de secours.

Alors, ne comptez pas sur les immigrants, surtout quand ceux-ci se feront offrir des ponts d'or en Europe, aux USA et en Australie, lieux qui connaîtront bientôt des problèmes similaires mais ont tellement plus à offrir en à-côtés que quelques arpents de neige et des routes défoncées.

Un nouveau baby-boom? C'est présumer des hommes qui en ont assez de se faire manger la laine sur le dos par les féministes enragées de cette Province. Un matriarcat mysandrique meurt de la maladie dont il se veut le remède. Si la tendance se maintient au MCF, "Condom et bistouri" remplacera à terme le "je me souviens" sur les plaques.

Que restera-t-il? Un mouroir pauvre et résigné qui se rappellera en leitmotiv le bel essai d'il y a quarante ans et que les gouvernements successifs ont été incapables de transformer.

Dans quelques années, le Québec sera un immense CHSLD.
Et croyez-le ou non, tout le monde s'en fichera.

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