Je sais, je sais. Un travail vaut mieux que pas de travail du tout. N'empêche. Pour peu qu'on l'ait déjà vécu, un emploi dans une boutique, pendant le temps des fêtes, est loin d'être un choix de carrière : c'est souvent un pis aller. Et encore. Longues heures, salaire minimum (qui ne suffit même pas à joindre les deux bouts), promesses d'un poste à temps plein (promesse d'ivrogne, soit dit en passant), clients hystériques et emmerdants au possible, patrons qui le sont tout autant parce qu'ils veulent tirer profit de cette manne consumériste et thésauriser les profits. Pas question de redistribution de cette coulée d'or non plus, voyons.
Bref, on nous parle de salaires de 24,000$ par année. Un bon vendeur à temps plein et à commission peut gagner ce montant, certes, mais pas tous, loin de là. Le classique «puis-je vous aider» rencontre souvent l'impatience des uns et l'intransigeance des autres : c'est ce «cadeau-là», pas un autre, même s'il est en rupture de stock. En ce temps des fêtes, les embauches seront aussi nombreuses avant que les mises à pied après. Et on voudrait que j'aie pitié des patrons? Non merci.