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@M. Claude Guay

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Yvon Montoya (yvonmontoya@sympatico.ca)
Envoyé Le dimanche 02 décembre 2007 16:00



Je tiens à vous avouer que votre lettre m'a fait pleurer. Je pleure à la fois de tristesse parce qu'il n'est pas si difficile que ça de savoir qu'autrui a autant de valeur que soi, que son existence vaut le prix de le défendre aussi. Je pleure aussi de joie car il y a encore des gens de bonne volonté qui existent et qui sont prêts au partage du peu que nous possédons. Nous sommes les hôtes de la terre. Nous sommes responsables de ce qui nous entoure et non pour nous non pour moi mais pour l'humanité.
Je suis déjà allé défendre plusieurs fois des gens que l'on ostracisé comme dans votre anecdote des gens de votre « voisinage parce qu'ils n'étaient pas catholiques » (c'était pour les mêmes raisons : c'est à moi, ce n'est pas à toi. Tu es noir, arabe et autres...), j'étais jeune et courageux (inconscient?) puisque j'avais foi en l'Humanité. Physiquement j'ai eu mal mais je fus heureux de savoir que nous savions partager avec quelques autres le même espace. Je comprends votre désarroi à ce propos. Votre lettre, je la comprends dans mon corps et dans mon âme si j'en ai une. Vous m'avez rendu heureux et plein d'espoir. Merci.

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