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Pénurie de médecins au québec

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Marc Lacroix (marclacroixmd@hotmail.com)
Envoyé Le samedi 01 décembre 2007 12:00



Étant moi-même médecins de famille pratiquant strictement en première ligne et en régions éloignées au Québec je tiens à féliciter le Dr Gladu concernant son article traitant des injustices qui touchent les jeunes médecins du Québec. J'aimerais ajouter de plus que ces injustices, à savoir les AMP qui touchent les jeunes médecin pour les 20 premières années de pratiques ne sont pas les seules inégalités qui afligent les jeunes médecins Québécois. Il ne faut pas oublier les PREM qui forcent uniquement les jeunes médecins à s'exiler en région pour débuter leur pratique et ce malgré la pénurie criante de médecins dans les grands centres. On n'a qu'à penser aux multiples fermetures d'urgences majeures comme Saint-Sacrement et le Jeffrey hale à Québec. Récemment, même le centre hospitalier de Saint-Eustache recevait son autorisation de recourrir à la banque de médecins dépanneurs faute d'effectif suffisant pour combler son horraire... Encore une fois ces mesures contraignantes improvisées créent une réalité artificielle qui dans bon nombre de cas n'amène pas de réelle solution à la pénurie d'effectif médicaux et qui dans certains cas poussent les jeunes médecins à Quitter la province. On ne parle que trop peu des réelles statistiques d'exode des jeunes médecins. Le gouvernement tente de camouffler ces statistique en les maquillant et en manipulant les chiffres. Par exemple, lorsque l'on compile les statistiques d'exode, on ne calcule pas les finissants qui quittent la province à la fin de leurs études et on ne tient pas compte dans les statistiques de ceux qui comme moi travaillent dans d'autres provinces tout en maintenant leur privilèges au Québec. En 2004, on comptait près du tier des finissants qui ont choisi de quitter... Je ne connais malheureusement pas de statistique plus récente sur ce sujet.

Dans un autre ordre d'idée, il faut aussi considérer les pénalités relatives à la rémunération touchant encore une fois uniquement les jeunes médecins et ce pour les cinq premières années de leur pratique. Par exemple pour ce qui est de la rémunération à taux horraire, les jeunes médecins sont soummis à des pénalités significatives et ce pour les cinq premières années de leur pratique malgré le fait qu'ils assument un fort pourcentage des tâches ingrates, à savoir, travail dans les urgences, hospitalisation, horraires souvent défavorables... C'est honteux d'avoir encore en 2007 des mesures discriminatoires touchant uniquement les jeunes médecins.

Enfin, dans un ordre plus général d'idée, l'écart de rémunération avec les médecins du reste du Canada demeure encore un point majeur qu'il faut régler si on veut retenir nos effectifs et en attirer d'autres. La récente entente intervenue entre la FMOQ et le gouvernement qui était sensé corriger cet écart est très décevante. Premièrement on a ramené l'écart admis de 45 à 19% sous prétexte que le coût de la vie au Québec est inférieur et que les médecins travaillent moins que leus homologues du reste du Canada... Comparativement à l'entente négociée par les spécialistes récemment, c'est une vrai blague! Si on considère seulement les gains obtenus de 1,5 milliards chez les spécialistes contre le maigre 451 millions des omnipraticiens, on constate que les négociateurs de la FMOQ n'ont pas les mêmes dents que ceux qui ont négocié l'entente des médecins spécialistes. En gros, il n'y a en réalité aucun réel rattrapage salarial dans le cas de omnipraticien, au mieux, cette entente maintiendra l'écart existant au niveau actuel d'ici 2016...

Merci de votre attention,


Marc Lacroix md

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