Henri Massé avertit le ministre du Travail de ne pas toucher au droit de grève

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

La Presse canadienne
Édition du mardi 27 novembre 2007

Mots clés : FTQ, Henri Massé, Transport en commun, Grève, Québec (province)

Une hypothèse envisagée pour les transports en commun

Québec — Le président de la FTQ Henri Massé avertit le ministre du Travail David Whissell de ne pas toucher au droit de grève dans les transports en commun.
«Le ministre est là pour maintenir l’équilibre des relations au travail» et il doit «se poser des questions» avant de céder aux pressions de «chialeux comme l’Union des municipalités ou le maire de Laval», a déclaré M. Massé, hier, à l’ouverture du congrès annuel de la Fédération des travailleurs du Québec.

M. Massé estime qu’il n’y a pas eu beaucoup de grèves dans les transports en commun depuis 25 ans. À Montréal, il n’y a eu que deux grèves des employés d’entretien affiliés à la CSN, l’une d’une semaine et l’autre de trois jours. Les chauffeurs d’autobus et de métro n’ont pas fait la grève depuis 25 ans.

«Aujourd’hui, il n’y a pas de problèmes dans le transport en commun. Il ne faut pas mettre le Québec à l’envers alors que c’est tranquille», a dit le leader syndical en signalant que toute intervention gouvernementale à cet égard serait perçue comme «une provocation».
«Je ne sais pas si c’est de la provocation, mais cela va être perçu comme cela», a dit M. Massé.

Par contre, le ministre du Travail, David Whissell, a rappelé que le niveau de tolérance de la population est rendu très faible à l’égard d’une grève dans les transports en commun.
Le ministre a signalé à La Presse canadienne que le tiers de la population de la région de Montréal ne possédait pas de véhicule personnel et comptait sur les transports en commun pour se déplacer. C’est le cas notamment des personnes âgées et des étudiants.
De plus, le gouvernement entend développer le transport en commun dans le cadre de sa lutte contre les gaz à effet de serre. Des sommes importantes ont aussi été débloquées récemment pour le développement des infrastructures de transport.

M. Whissell a rappelé que des fonctionnaires ont préparé, à sa demande, une étude sur les hypothèses pour assurer la continuité du transport en commun. Une des pistes envisagées est le retrait du droit de grève aux syndiqués des transports en commun, comme c’est le cas pour les pompiers et les policiers, et son remplacement par une procédure d’arbitrage.
Le ministre du Travail assure toutefois que la proposition n’avait pas été soumise à ses collègues du conseil des ministres ni pour approbation ni même pour discussion.
«Dans les relations de travail, il faut s’assurer de tendre vers un équilibre», a reconnu le ministre.

Notons que le syndicat des chauffeurs d’autobus et de métro de Montréal a voté à 97 % le 13 novembre dernier un mandat de grève à être déclenché au moment opportun.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com