Paris - Gregory Charles fait une démonstration de force au cabaret Bobin'o

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La Presse canadienne
Édition du mardi 27 novembre 2007

Mots clés : cabaret Bobin'o, Gregory Charles, Musique, Culture, Québec (province), France (pays)

Paris -- Bien décidé à entreprendre une carrière française, Gregory Charles a fait hier soir une impressionnante démonstration de force au cabaret Bobin'o, dans le quartier Montparnasse, où il donnait son premier spectacle en solo.

Dans son entourage, on présentait prudemment ce tour de chant comme une «première fenêtre» sur le marché français. Il reste que rien n'avait été ménagé pour faire bonne impression. Ce «showcase» aurait coûté un demi-million de dollars. En veston noir et en chemise rose, en voix et très bavard, «Musicman» a débarqué avec ses huit musiciens, ses trois choristes et un choeur gospel d'une trentaine de membres.

Au programme, des classiques et des titres de ses deux albums: I Think of You et Loin de la lumière. Moment fort de la soirée: un duo avec la chanteuse française Chimène Badi (Quand on se voit).

«En France, il n'y a pas d'artistes qui aient autant de facettes à offrir que Gregory, a-t-elle dit en sortant de scène. J'espère que ça accrochera ici. Ça serait un enrichissement pour le paysage musical français.»

Le patron de Juste pour rire, Gilbert Rozon, qui entend bien travailler avec Gregory Charles «s'il y a des suites», avait mis son carnet d'adresses à son service pour remplir les lieux le mieux possible.

Résultat: environ 300 personnes prenaient place dans la salle, dont une large majorité de Québécois. Parmi eux, Anthony Kavanagh, le chorégraphe Édouard Lock et la chef du Parti québécois, Pauline Marois, en vacances à Paris pour quelques jours avec son mari.

«C'est un hasard. Gregory Charles et moi, nous nous sommes retrouvés à bord du même avion. Il nous a invités. Je suis très contente d'être là. Je l'écoute le samedi à la radio. Et sur scène, il est très impressionnant», a dit Mme Marois.

La vraie question est maintenant de savoir si ça marchera ou pas. Certes, les «demandes spéciales» constituent un numéro «extrêmement original», comme l'a reconnu l'animateur de télévision Arthur, l'inventeur de La Fureur, appuyé contre le bar où l'on servait du champagne aux VIP.

Mais il n'est pas sûr que le répertoire de Gregory Charles soit «assez fort» pour se démarquer de la production courante, notait de son côté un fin connaisseur du showbiz français. «C'est virtuose, mais en même temps très convenu. Il n'y a rien qui dépasse», a-t-il déploré.

Pour avoir une meilleure idée de ce qui se prépare, il faudra sans doute attendre que Grégory Charles se produise dans une vraie salle de spectacle.


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