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Du Québécois français au français québécois et du ROC au ROQ

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Denis Beaulé
Envoyé Le mardi 27 novembre 2007 14:00



En sus de l'anglais et du français français, reste à l'immigrant à apprendre le québécois..., comme l'exposait un Sherbrookois (formateur) à la commission Bouchard-Taylor, la semaine dernière.

Hommes et femmes sont-ils égaux au Québec? Oui. Identiques? Non. «Québécois» signifie-t-il la même chose que canadien, canadien-français ou québécois-français? Non. Québécois français ou Canadiens français sont «arrivés avant» les Québécois se disant aujourd'hui de souche ou d'origine «québécoise», comme le laisse entendre l'expression «Québécois de souche». Le québécois, l'avènement de la québécité ne datant que d'il y a quelques décennies. Si bien que nos aînés, eux à tout le moins, ne sont certes pas d'origine ou de souche «québécoise». Enfin, y aurait-il différentes «sortes» de Québécois? Oui, car le Québécois montréalais type par exemple diffère autant du Québécois non montréalais type du ROQ ("Rest of Quebec") que celui-ci peut différer du Canadien type du ROC ("Rest of Canada").

Serait-ce la religion ou des religions qui poseraient le plus problème au Québec, aujourd'hui, eu égard à l'immigrant ou à l'immigration? Non. C'est d'abord, toujours et encore la température (l'hiver qu'abhorrent aussi la plupart des Québécois). Puis, ce sont la langue et l'emploi. Celui-ci, en
vertu d'une certaine discrimination ; celle-là, parce que le Québécois français n'aimerait pas assez le français québécois pour le faire aimer et se faire aimer ou estimer (davantage), lui, en le parlant, en le partageant mieux.

Le pire danger qui nous guette? L'excès. Tel celui d'envisager de faire prévaloir une égalité (sexuelle) sur des libertés (individuelles). Car, si du point de vue collectif il importe de veiller d'abord au plus haut point sur la santé et la sécurité de tous, par exemple, pour un individu donné sa foi ou son amour peuvent «valoir» plus que sa vie même. Voilà pourquoi il importe tant de continuer à laisser «jeu», espace et fluidité entre droits et libertés.

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