Je propose de nommer désormais les journalistes (le problème est que nous ne pouvons pas mettre tout le monde dans le même panier mais presque...) des médiacres à la place de médiocres. Médiacre qui fait penser à médiocre et aussi à média. J'ai entendu un jour un journaliste dire que Rita Luxemburg était anglaise et aidait les pauvres; j'en connais un autre qui n'a jamais lu Hannah Arendt mais qui dit qu'il l'adore, ni Montaigne. Vous me direz et alors? Un journaliste se doit de maîtriser son sujet sinon pourquoi le lire s'il raconte des bêtises. Moi j'ai le droit de dire des bêtises par définition puisque je ne suis pas journaliste, je suis une personne «ordinaire» comme le disent justement les journaleux de Radio Canada. Souvent ils ont un comportement de charognard, ils volent vers un accident, un fait politique, un fait divers, chats et chiens, hommes, enfants, femmes, pauvres, New-Orléans, catastrophes naturelles, guerres et autres écrasés. Ils parlent culture dans leur ennuyeux hebdo (sauf VOIR qui a une tenue et une teneur très correcte) où d'un bref coup d'oeil on voit bien qu'ils n'y entendent rien. On a viré Stéphane Lépine pour la littérature de Radio Canada pour mettre de bizarres cultivateurs et Robert Lévesque a disparu de l'horizon. Il y en a plein qui le remplace et même qui remplace la culture par le néologisme « CUL-ture » inventé par un éditorialiste québécois. À peine vous voyez un homme écrasé par un camion (oui, je l'ai vu de mes propres yeux et même j'ai lancé des mots pas sympas au caméraman) et le sang coulant avec un désarroi de mort à pleurer surtout lorsque son enfant est prêt de lui et qui pleure et qui pleure, et le journaliste presque aux genoux du moribond pour lui demander ce qu'il ressent. Voilà pourquoi les médiacres sont des charognards. Idem pour tout le reste des médias. Je ne parle pas des analyses et autres, c'est différent et Le Devoir fait exception à la règle (même si ce n'est pas tout le temps).