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Information ou désinformation

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Gabriel RACLE
Envoyé Le lundi 26 novembre 2007 08:00



Il s'agir d'un problème général, pour ne pas dire mondial, et nos journalistes du Québec ne sont pas les seuls qui peuvent faire - à l'occasion - leur mea culpa. Un test intéressant consiste à comparer la même information donnée par les télévisions belge, suisse, française et canadienne, pour s'en tenir à des bulletins en langue française. Grâce à TV5 Monde, cet exercice est parfaitement possible, lorsque l'occasion s'en présente. Or, non seulement l'interprétation de l'événement peut varier, ce qui peut s'expliquer du fait d'opinions politiques, de contextes géographiques, de valorisations et autres facteurs qui diffèrent, mais les faits eux-mêmes sont présentés de manière différente, avec parfois des modifications si apparentes que l'on peut se demander si ces journalistes parlent de la même chose.

On peut aussi s'amuser à faire une comparaison du même genre, grâce à Internet, entre les journaux de différents pays. On peut arriver à des constatations identiques. Il n'y a donc pas en jeu qu'une question d'exagération de l'infirmation, de surexposition de celle-ci, mais de dénaturation des faits, au point que l'on peut se demander ce qui s'est réellement passé. Les guerres d'Irak et d'Afghanistan sont particulièrement révélatrices à cet égard, d'autant que les informations sont difficilement vérifiables et émanent souvent d'une seule source. Si l'on additionnait le nombre de talibans tués depuis le début de la guerre d'Afghanistan ou de « terroristes » tués en Irak, il y a longtemps qu'il ne devrait plus en avoir. Mais qui peut vérifier la véracité des communiqués triomphants des états-majors, si les victimes sont bien ce qu'ils prétendent? Et les rectifications sont rares. Mais il n'est pas toujours nécessaire d'aller aussi loin. Des informations non vérifiées ne sont pas une exception, sous la pression de la concurrence entre les médias et de la nécessité d'être les premiers à en assurer la diffusion.

Le résultat négatif est un scepticisme à l'égard de la nouvelle, ce qui est fort regrettable.

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