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Égaliberté tous azimuts = Inclusion, non exclusion (religieuse)

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Denis Beaulé
Envoyé Le mardi 27 novembre 2007 14:00



A fortiori considérant la signification 'universelle' de catholique - embrassant censément aussi les catholaïques -, il n'y a pas à s'étonner de telles 'ambivalences'.

La Bible dit le chrétien jugé par une «loi de liberté». Le Coran proscrit toute «contrainte en religion». Cela compromettrait-il donc la laïcité? Bien au contraire. Les principes les plus fondamentaux de ces monothéismes en favoriseraient la liberté. Pourquoi alors le laïc ne les accueillerait-il pas positivement et ne se nourrirait-il pas de ce qu'ils ont de meilleur en l'intégrant, en acceptant une certaine cohabitation ?

Il s'en est trouvé croyant (c'est le cas de le dire) qu'une dominance de la religion sur la société garantirait une bonne marche de celle-ci. Il s'en trouve maintenant affirmant inversement que la société ne saurait mieux se porter que lorsqu'en seront évincés toutes traces ou tous signes de religion (à tout le moins de l'aire commune). Or, cela semble faux.

Il n'est que de penser à cet homme, le plus puissant du monde, qui, de nos jours encore, non seulement «pleure sur l'épaule de Dieu», mais ne se gêne pas pour le confesser publiquement. D'aucuns rétorqueront que voilà justement un bel exemple (ce président «sanguinaire») des ravages que peut causer encore un esprit belliqueux lorsqu'il est religieux. Pourtant, qui sait si ce n'est pas ceci qui retiendrait celui-là de «faire» mille fois pire encore.

Pour savoir ce qui, de l'athéisme ou de la croyance, se concilie le mieux avec des comportements civiques, AUJOURD'HUI, il faudrait faire là-dessus une vaste et sérieuse étude (longitudinale de préférence). En attendant, le bon sens même exhorte à la plus grande prudence à cet égard. Car refuser en l'espace public toute expression de foi (e.g. au moyen de «signes»), pour cette simple et unique raison que cela ressortit à une foi, cela témoignerait et d'une moindre liberté pour les croyants concernés, et, donc, aussi d'une véritable inégalité entre ceux-ci et les non-croyants.

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