Vos réactions
Pour l'amour du ciel...! Madame Bombardier !
Vos paroles dépassent sans doute votre pensée. « Voyons voir ».Vous parlez de «La diabolisation de l'histoire religieuse»... et vous avez raison. Vous parlez de «la glorification de la révolution sexuelle »... je pense que vous avez tort. J'ai vécu cette époque. Beaucoup se sont envoyés «en l'air» après deux millénaires de répression des corps. Les femmes surtout ont brisé les chaînes que les hommes-et surtout les «hommes d'Église »- leur imposaient. Mais la page est tournée et personne ne « glorifie » particulièrement cette révolution. Vous parlez de «l'éloge de l'amoralité»... et vous avez tort. Fuir l'Église ne signifie pas devenir immoral ou amoral. La morale existe en dehors de la foi religieuse.
Pour ce qui est de l'écoeurement généralisé face à l'Église, même par ceux qui n'ont pas souffert de son despotisme d'antan, il n'y a pas de quoi s'étonner. Les Québécois, toutes générations confondues, on appris à mépriser une institution qui avant d'admettre ses erreurs-et ses horreurs- a tout fait pour les garder secrètes. Un exemple entre mille : Le cardinal Bernard Law faisait l'objet de sévères critiques aux États-Unis pour avoir caché pendant des années le comportement de prêtres pédophiles (voir : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200212/13/003-BERNARDLAW.shtml). Et pour le récompenser, Jean-Paul II l'a nommé archiprêtre à la basilique Sainte-Marie-Majeure.
Et je ne parle pas des centaines de scandales qui ont fait les manchettes partout au Canada...
Fernand Falardeau
