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Voilà encore le «taser» de vos ex cathedra !

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Gerry Pagé
Envoyé Le dimanche 25 novembre 2007 19:00



Vous voilà tout aussi véhémente qu'un juge qui, du très haut de son perchoir, se fonde sur une justice par lui seul définie et dont il ne se satisfait que de l'apparence, pour distribuer les diatribes déchaînées de ses jugements et les sentences péremptoires qu'autorisent ses tables de sa loi, celles des absolus sans appel du dernier jugement, comme ceux qu'a subi, entre autres, Wilbert Coffin ...

Le Québec vous connaît particulièrement intelligente, Madame Bombardier, mais aussi et surtout tranchante, vindicative et allergique aux nuances qui, selon vos humeurs, ne sont que des fleurs des tapis sur lesquels vous essuyez vos sabots. À l'instar des Michel Vastel de ce bas monde, vous n'hésitez surtout pas à recourir aux verdicts tranchoirs et hachoirs, pour retrancher de votre vue à sens unique, tous ceux et toutes celles qui ne pensent pas comme vous, quitte à flirter, sans la moindre hésitation, avec la contradiction.

Quand vous attaquez tout ce qui bouge dans le sens inverse et/ou contraire des boulevards que vous croyez être seule à avoir les moyens de fréquenter, vous vous réclamez sitôt de tous les droits et de toutes les libertés.

Au risque de subir une volée du bois vert des accusations de misogynie dont vous timbrez habituellement les hommes qui osent vous affronter, permettez-moi de vous rappeler que vous n'avez surtout pas la propriété exclusive de la vérité et qu'en aucun temps ainsi qu'en aucun titre, ne pouvez-vous aussi facilement et grotesquement conjuguer vos mépris à l'endroit de ceux et de celles qui s'expriment librement et sans complexe, mais que vous expédiez à la potence de votre morgue, vous gratifiant des pouvoirs du très haut perchoir des pigeonniers médiatiques.

Vous et les Vastel, Falardeau, Bourgault et semblables scribes, aux encres si noires et indélébiles, cessez donc d'éclabousser et de noircir tous ceux et toutes celles qui vous contredisent (toujours à tort, à vos yeux et au seul regard de vos idées fixes ou à raison, aux regards et seconds regards d'une majorité plus silencieuse que graffiteuse), de déverser sur ceux et celles qui, tout aussi et souvent davantage éduqués, scolarisés et expérimentés que vous ne l'êtes, les pluies torrentielles des vocables de vos complexes de supériorité, de distribuer les pamphlets que dictent les plus hautains de vos mépris, les flux de vos agressions verbales et pamphlétaires, empesées et amidonnées, habituellement guindées et pompeusement affectées ainsi que les billets sentencieux de vos idées reçues que vous pondez avec la vitesse de l'éclaire et par lesquels vous vous procurez les plaisirs ostentatoires de juger tout le monde, de les écraser et de les accabler de vos procès d'intention, en les accusant sans vergogne de vengeance, d'étroitesse d'esprit, de jugement aléatoire et de tout ce qui ressemble tellement à ce que vous vous autorisez sans scrupule, dans tous les domaines de l'activité humaine de vos choix et surtout de vos humeurs, de ces humeurs qui tiennent davantage de l'agression que del'agressivité.


Gerry Pagé
Ville de Québec

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