Vos réactions

Une nécessaire évolution de l'Église

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Claude Collin (cl.001collin@videoron.ca)
Envoyé Le samedi 24 novembre 2007 13:00



Je crois que chacun se rend bien compte de l'état actuel de l'Église. Les églises sont vides et les prêtres de moins en moins nombreux. On a beau décrire cette situation sous tous ses angles, le plus important reste à faire: comment expliquer cet état des choses? Il serait trop facile d'en mettre le blâme sur les épaules des fidèles ou même du clergé En fait, peut-être vaudrait-il mieux considérer les événements qui ont conduit à cet état de fait.
Il me semble qu'il y en a plusieurs, mais parmi les plus importants, j'indiquerais les suivants:
1-Vatican II. La réforme annoncée par Jean XXIII a été suivie
d'une Contre-Réforme de Jean Paul II;ce qui a donc causé une grande déception chez les fidèles et le clergé.
2- Ici au Québec, la création, le 13 mai 1964, du Ministère de l'Éducation, a ouvert toutes les fenêtres de la culture moderne. Ce fait a été vécu comme une libération intellectuelle. L'accès généralisé à l'éducation, a fait que beaucoup de tabous sont disparus. La suppression de l'Index; l'étude des sciences, de l'histoire et de la philosophie, ont été la base d'une culture nouvelle. Ce fut, au Québec, l'acte de naissance de la modernité culturelle.
3- L'immobilisme apparent de l'Église en ce qui concerne l'adhésion à quelques valeurs modernes comme l'égalité, la liberté de conscience, la séparation de l'Église et de l'État etc. On continuait à condamner les théologiens comme Hanz Küng, Leonardo Boff, Gutierez etc.

Autrement dit, l'Église vivait (et encore aujourd'hui) dans une perspective fixiste, alors que la population vivait dans une perspective d'évolution.

Les fidèles des années '50 ne semblent pas mépriser le passé, mais on comprend qu'ils soient déçus que l'Église ne songe même pas à évoluer vers la modernité.

Claude Collin

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com