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Il était moins une

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Parisien Jaque
Envoyé Le samedi 24 novembre 2007 06:00



Depuis une semaine, je me sens moins seul. Même dans les pages de ce journal, tout ce que je lisais reprenait en coeur la nécessité de privatiser la santé, j'étais indigné parce que même un partenariat, le fameux PPP, signifiait ouvrir une porte que l'on ne pourrait plus refermer par la suite. Or, souvent, dans mon entourage, je défendais le système public et je me faisais traiter de dinosaure ou d'utopiste. Facile de parler ainsi quand on est jeune, en santé ou nanti.

Même une dame avec qui je travaille, dame dont la fille de 35 ans est atteinte d'un cancer, s'était mise à espérer une privatisation des soins croyant par là recevoir de meilleurs services, tellement l'espace médiatique était saturé du discours des tenants de la privatisation.

Non, la vie humaine n'est pas une marchandise, ce n'est pas un ordinateur ou une voiture. Il faut donc à tout prix cesser, je ne le dirai jamais assez souvent, d'évaluer la santé à l'aune de l'économie. C'est une question d'éthique, quitte, je l'ai dit, à implanter des mesures pour ne pas qu'il y ait d'abus.

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