Un navire canadien coule en Antarctique
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Passagers et membres d'équipage ont pu être évacués à temps

Les passagers et l'équipage ont été récupérés après cinq ou six heures passées dans les canots de sauvetage par un navire de croisière norvégien, le Ms Nordnorge, qui se trouvait dans la zone et a répondu à l'appel de détresse, selon Susan Hayes, vice-présidente au marketing de la compagnie G.A.P. Adventures, un croisiériste de Toronto qui propose des excursions axées sur l'environnement.
La croisière à bord de l'Explorer, qui fait 75 mètres de long, devait permettre d'observer notamment des pingouins et des baleines.
«Le navire a heurté de la glace. C'était de la glace immergée. Le choc a percé un trou de la taille du poing dans la coque et le navire a commencé à prendre l'eau [...], mais assez lentement, a-t-elle expliqué. Il gîte. Il est possible que nous perdions le bateau.»
«Les passagers vont tous bien. Tout le monde est là et il n'y a aucun blessé», a-t-elle assuré.
Une autre porte-parole, Marie Ann Macrae, a fait état de 154 personnes à bord, dont 91 passagers originaires de 14 pays, parmi lesquels 23 Britanniques, 17 Néerlandais, 13 Américains et 10 Canadiens. D'autres sources font état de 12 passagers canadiens.
Le capitaine du Nordnorge, Arnvid Hansen, a expliqué que son navire a ensuite mis le cap sur les îles Shetland du Sud, où il était attendu en fin de journée hier.
«Nous allons débarquer les passagers à cet endroit et des avions viendront les prendre dès que le temps s'améliorera», a-t-il expliqué lors d'un entretien téléphonique.
Les voyages en Antarctique sont toujours risqués, a rappelé Mme Hayes. «Il y a de la glace dans cette région. Ça fait évidemment partie des dangers de cette région, mais c'est extrêmement inhabituel [qu'un navire frappe de la glace]. Ça ne nous était jamais arrivé auparavant.»
Les garde-côtes britanniques et argentins avaient été alertés avant l'aube hier que le navire de 2646 tonnes était en détresse et prenait l'eau malgré les efforts déployés pour actionner les pompes à bord, selon le capitaine Juan Pablo Panichini, porte-parole de la marine argentine. Les centres de secours de Norfolk, aux États-Unis, et d'Ushuaïa, en Argentine, ont participé à la coordination des secours.
Selon le communiqué de la marine argentine, le capitaine a ordonné aux passagers d'évacuer le navire environ une heure et demie après le premier appel de détresse. Tout le monde a embarqué à bord de huit canots de sauvetage semi-rigides et quatre radeaux. Le capitaine est parti ensuite.
La mer était calme et les vents légers à ce moment-là, «des conditions optimales pour mener une évacuation», selon Juan Pablo Panichini.

