Mots clés : pauvreté, Décès, Canada (Pays), Québec (province)
La pauvreté est moins sévère au Québec que dans le reste du Canada, mais elle a toujours un impact majeur sur la santé des jeunes, pouvant aller jusqu'à la mort.
C'est ce que révèle le troisième rapport national sur la santé des Québécois, qui se penche cette année sur les liens entre la pauvreté et la santé, et plus particulièrement celle des jeunes. Le rapport rendu public hier dresse un portrait complet, précis et plutôt dévastateur des effets de la pauvreté. Il ajoute de plus que les effets de la pauvreté sur la santé sont permanents, en ce sens qu'un jeune démuni a beau sortir de la pauvreté à l'âge de 17 ans, par exemple, il en subira les contrecoups sur sa santé toute sa vie. Ainsi, le volumineux document démontre que le taux de mortalité des moins de 18 ans les plus pauvres est trois fois plus élevé chez les garçons et deux fois plus élevé chez les filles que celui des jeunes les plus riches. Les experts ont analysé une centaine d'indicateurs de l'état de santé et ont découvert que les enfants pauvres sont désavantagés dans près de 70 cas. Seulement cinq indicateurs placent les enfants riches en désavantage, mais l'une de ces exceptions touche, par exemple, les traumatismes subis lors d'activités sportives et récréatives, auxquelles les plus pauvres ont moins accès.