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Entre le simplisme de l'ADQ et l'immobilisme de QS
De son côté, l'ADQ propose des mesures drastiques pour inciter les assites sociaux aptes au travail à se chercher un emploi. Sauf que la situation est plus complexe que ne le croient les membres de ce parti.
On dit souvent qu'on manque de main-d'oeuvre. Oui, mais quels sont les emplois disponibles ? Mis à part certains postes offrant des conditions intéressantes mais nécessitant aussi une longue formation, la plupart des emplois offerts sont au salaire minimum, sinon à contrat, donc des emplois souvent précaires.
De plus, n'oublions pas que, comme aux États-Unis, le phénomème des « working poors » existe aussi au Québec. Récemment, le directeur de Jeunesse au Soleil a déclaré a la télévision que beaucoup de personnes, ayant pourtant un travail, se présentaient à son organisme pour se procurer de la nourriture parce qu'ils n'arrivaient plus à boucler leurs fins de mois.
Alors pourquoi aller travailler ? Par fierté de dire qu'on parvient plus ou moins à ne pas dépendre des autres ?
Si au moins, l'État donnait l'exemple, ce qui n'est pas toujours le cas. Pensons ici à tout l'argent des contribuables dépensé par une certaine lieutenante-gouverneure. Pensons aussi aux honoraires plus que généreux payés à des directeurs de commissions (créées par l'État) qui pondent des rapports qui se retrouvent le plus souvent sur les tablettes.
Bien des gens abusent du système, pas uniquement les assistés sociaux !
