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Manipulation de l'information dans la fonction publique.

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Gilles Laterrière
Envoyé Le mardi 20 novembre 2007 10:00



La manipulation des informations est une pratique courante dans la fonction publique québécoise. C'est la réflexion que votre article sur les PPP m'inspire.

Cette manipulation est le fruit de politiciens et de cadres supérieurs désireux d'imposer leur desiderata. Il n'y a pas de secteur à l'abri de cette plaie.

Cette manipulation peut prendre toute sorte de formes, y compris l'invention pure et simple d'études scientifiques inexistentes, la censure de certains faits ou conclusions défavorables qui se trouvent dans les études réalisées ou l'imposition d'analystes tout à fait dévoués à la bonne cause.

Après trente années passées dans le domaine de l'acquisition de données au sein de diverses organisations gouvernementales, je suis en mesure d'affirmer que ces pratiques sont répandues, qu'elles sont imposées aux fonctionnaires par une mafia locale au sein de chaque organisation.

Les politiciens y trouvent leur profit car la manipulation sert leurs intérêts partisans. Les hauts fonctionnaires se mettent à l'abri des critiques même s'ils commettent les pires erreurs et les syndiqués y trouvent également leur compte parce qu'ils peuvent produire sans être le moindrement imputables des faiblesses de leurs travaux.

C'est ainsi que pendant plus de trente ans, je fus le témoin de plusieurs projets de réforme de la fonction publique qui aboutirent dans le sable. Ça n'intéresse vraiment personne car une telle réforme sera efficace seulement le jour où l'on comprendra qu'il faut mettre fin à la manipulation de l'information.

Gilles Laterrière

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