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Le retour du tsarisme libéral.

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Gerry Pagé
Envoyé Le mardi 20 novembre 2007 09:00



Après les juges et quelques autres gommés du potentat des politiques autocrates, c'est le bidonville des misérables. Que tous les autres, cette plèbe de tous les mépris du politique, aillent cultiver les terres arides, cet héritage de la peuplade électorale.

Après que des mégas millions aient pris le bord des porte-piastres des médecins spécialistes, c'est à dire celui des coffres-forts du clan Couillard-Barrette, voilà que viennent, des profonds remous de l'endettement provincial et surtout du saupoudrage de la dette qui aura raison des Québécois, les millions qu'engrangent les amis-omnipraticiens de la même loggia.

Après avoir pris soin d'informer la population-otage que c'est au Québec que ces gens-là travaillent le moins d'heures, que c'est également au Québec où le rapatriement salarial des émirs de cette caste du libéralisme rend caduc «l'exode des cerveaux» qui meuble les placards du chantage syndical et corporatif et que c'est toujours au Québec, que les mêmes Crésus profitent des meilleurs conditions d'enrichissement (coûts de la vie et du reste), les pontifes du capitalisme étrangleur auront le culot de demander à la cohorte majoritaire des démunis, des embastillés aux cachots de la maltraitance des aînés, des désindexés du public et du parapublic, des ouvriers enchaînés aux bancs des galères de la mondialisation cannibale, des empilés sur les civières de l'indifférence, dans les corridors de l'attente d'une mort dégradante et à tous les itinérants de l'exclusion capitaliste, de les reporter béatement au pouvoir, afin qu'ils puissent continuer d'enfourner et de bien fourrer les «petits pains» dont la «populace de leurs mépris», cette grosse masse silencieuse devenant inerte, devra niaisement, sottement et stupidement se contenter.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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