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Journée mondiale de l'enfance
En Afghanistan, les Canadiens remettent ces basses oeuvres aux Afghans, tout en sachant ce qui se passe dans les prisons afghanes, comme le montrent différents articles du Devoir publiés depuis quelques jours, à la suite des révélations d'Amnistie internationale, qui a obtenu des rapports confidentiels, des déclarations du président afghan Hamid Karzaï, de la reconnaissance des faits du premier ministre Harper (après quelques mensonges).
Alors, qu'en est-il de la Convention de Genève, de la Convention relative aux droits de l'enfant? Le Canada respecte-t-il ces instruments juridiques? Transférer des prisonniers - coupables de quoi d'ailleurs, les a-t-on pris les armes à la main ces enfants et si oui, sont-ils responsables de cette situation - en sachant ce qui risque de leur arriver, c'est se rendre complices de ces activités. On ne peut y échapper.
Qui donne donc ces instructions? En Irak, on sait maintenant que les pratiques de torture et autres émanaient de l'autorité de Donald Rumsfeld. Ici, qui prend ces décisions ordonnant aux troupes canadiennes de transférer hommes, femmes et enfants dans les geôles afghanes, et qui est donc responsable de complicité des mauvais traitements ou des détentions injustifiées, du non-respect des conventions internationales qui régissent les droits des prisonniers et des droits des enfants? Le ministre de la Défense, le ministre des Affaires étrangères? Le premier ministre?
En tout cas, ces révélations donnent à la Journée mondiale de l'enfance un bien triste visage.
