Les partisans du Canadien n'avaient pas oublié Larry Robinson

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La Presse canadienne
Édition du mardi 20 novembre 2007

Mots clés : Canadien de Montréal, Larry Robinson, Sport, Hockey, Montréal, Québec (province)

La capitaine Saku Koivu a félicité l'ancien joueur du Canadien Larry Robinson qui a vu son numéro 19 accroché dans les hauteurs du Centre Bell lors d'une cérémonie hier.

Photo: Jacques Nadeau

«Larry, Larry, Larry», ont scandé les spectateurs, obligeant Richard Garneau, l'un des maîtres de cérémonie, à interrompre sa présentation. Les partisans du Canadien n'avaient pas oublié Larry Robinson, dont le numéro 19 a été accroché dans les hauteurs du Centre Bell sous les regards émus des membres de sa famille.

Dans son discours donné en bonne partie dans la langue de Molière, l'ancien défenseur du Tricolore a remercié tous ceux qui l'ont aidé durant sa carrière, sa famille bien sûr, mais aussi les membres de l'organisation du bleu-blanc-rouge.

Larry Robinson a été présenté par Lou Lamoriello, le directeur général des Devils du New Jersey. Ami de Robinson depuis près de 15 ans, Lamoriello a salué le public en français avant d'enchaîner en anglais, ce qui a eu pour effet de limiter la réaction de la foule. Pour cette raison, la fête n'a pas «levé» autant que pour d'autres «immortels» du Canadien.

Membre du Panthéon du hockey, gagnant de six coupes Stanley, deux trophées Norris et un Conn-Smythe, Larry Robinson, dit «Big Bird», est le 13e joueur du Canadien à avoir son numéro retiré.

Les joueurs des Sénateurs ont assisté aux cérémonies, ce qu'ils n'avaient pas fait l'an dernier à l'occasion du retrait du numéro 29 de Ken Dryden. Cette année, la formule a été changée, les cérémonies ayant commencé une heure avant le début du match prévu à 19h38.

«J'en ai parlé à Daniel Alfredsson et il tenait à ce que les joueurs soient présents», a indiqué l'entraîneur des Sénateurs, John Paddock.

Alfredsson n'a jamais joué contre Robinson mais il sait ce qu'il représente pour le Canadien et le hockey en général. «Il a été un des grands défenseurs de son époque, a rappelé Alfredsson. Il a aussi obtenu du succès une fois sa carrière terminée», a rappelé le capitaine des Sénateurs.

Antoine Vermette se souvient d'avoir vu à la télé une reprise d'un match du Canadien des années 70. «Robinson avait été dominant dans ce match», a-t-il dit.

Paddock a eu l'occasion de l'affronter à quelques reprises. «On a rarement été sur la glace en même temps», a noté Paddock, un joueur à caractère plutôt défensif. «Il avait une telle présence sur la patinoire. Il a été un grand joueur.»


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