Opinion
Lettres: Arrêtons de philosopher... agissons!
Mots clés : primaire, éducation, Français (langue), Langue, Québec (province)
Je suis lasse de lire et d'entendre tout ce verbiage, repris combien de fois depuis 30 ans, sur la qualité du français écrit au Québec. Que d'élèves sacrifiés durant toutes ces années où l'on a changé les programmes pour pondre des briques de plus en plus inassimilables! Bien sûr, il y avait des changements à apporter, mais non au détriment de l'apprentissage correct de la langue écrite.
Je suis persuadée que tout en suivant les nouvelles technologies, et en continuant de faire place à l'observation et à la communication orale, nous pouvons enseigner les bases de l'écriture à nos jeunes. Cela sous-tend l'utilisation d'une grammaire où tout est classé selon un ordre logique. Comment construit-on une maison? En commençant par les fondations, n'est-ce-pas?
Au XVIIe siècle, le grand philosophe Comenius, père de la didactique, avançait que «l'introduction et l'organisation des connaissances ne peuvent être dictées uniquement par les intérêts des enfants ou les circonstances d'enseignement». Je suis entièrement de cet avis.
Alors, cessons de prendre les enfants pour des souris de laboratoire comme cela a été le cas depuis 30 ans. Arrêtons de philosopher et agissons si nous voulons protéger notre langue et sa pérennité. Si nous savons l'écrire correctement, peut-être aurons-nous à coeur de la bien parler!

