Mots clés : Oleg Kisseliov, La Métamorphose, Théâtre, Culture, Montréal, Québec (province)
Attaché à la littérature slave, le Groupe de la Veillée retrouve Kafka. Comme La Métamorphose est le récit le plus connu de l'écrivain tchèque d'expression allemande, on a confié au metteur en scène russe, Oleg Kisseliov, le soin de le revisiter. Et on lui a visiblement laissé l'entière liberté de réinterpréter l'oeuvre comme bon lui semble. Celui qui, par le passé, avait signé au Prospero une adaptation du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare et une autre de Camera Obscura, un roman de Nabokov, ne s'en est pas privé. Aussi son travail se fait-il très expérimental, ce qui veut dire, dans son cas, plus corporel que jamais. En effet, le mouvement et la musique, souvent tonitruante, prennent ici presque toute la place, reléguant la parole à un rôle accessoire. Le spectateur ferait bien d'accepter la proposition d'entrée de jeu. Autrement, il risque de trouver le temps long, car on ne lui racontera pas La Métamorphose en détail une fois de plus.
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