À voir à la télévision le jeudi 22 novembre - L'humaniste qui regardait pousser la technologie

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Fabien Deglise
Édition du samedi 17 et du dimanche 18 novembre 2007

Mots clés : technologies, Joël de Rosnay, France (pays)

Dire que les nouvelles technologies risquent de changer la face du monde est un truisme. Affirmer toutefois que les innovations d'aujourd'hui commencent à faire de nous des mutants l'est un peu moins.

en C'est tout cas ce que pense le biologiste français Joël de Rosnay, qui cette semaine est soumis à la question par Stéphan Bureau dans le cadre de l'émission Contact. Et la rencontre, forcément, ne pouvait être que dense.

Futurologue, ex-professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), inventeur du mot «malbouffe» et surfeur devant l'Éternel -- malgré ses 70 ans, il ne rechigne jamais à se farcir quelques vagues --, le philosophe n'y va pas par quatre chemins: la technologie nous bouscule, c'est vrai. Mais ce n'est qu'un début. L'homme est en train de devenir symbiotique, comme l'affirme d'ailleurs le titre d'un de ses bouquins publié en 1995.

Pis, en étant collectivement connecté, il est aussi en train de se faire mutant, doucement mais sûrement, en changeant de façon draconienne ses façons d'interagir avec autrui. Et ce, pour le meilleur comme pour le pire.

Systémiste au coton, comme dirait l'autre, cette plongée, en duo, dans le futur technologique et ses enjeux sociaux, politiques, éthiques ou économiques, n'en demeure pas moins lucide. Elle donne aussi l'occasion à ce jeune septuagénaire de parler autant de la révolte des pronét@ires, ces citoyens d'Internet dont le pouvoir de contestation s'est accru depuis l'avènement d'un réseau, que de la gestion du temps dans un monde en mouvement ou de la culture de la peur dans les médias. Entre autres choses. Avec, au final, l'impression d'avoir été en contact avec une autre vérité: ce n'est finalement pas la technologie qui change le monde, c'est plutôt ce que l'homme veut en faire.

Contact / Joël de Rosnay - Télé-Québec, 21h


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com