À voir à la télévision le mardi 20 novembre - Pancho, la star...

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Amélie Gaudreau
Édition du samedi 17 et du dimanche 18 novembre 2007

Mots clés : documentaire, cinéma, histoire, Mexique (pays), États-Unis (pays)

«L'improbabilité des événements dépeints dans ce film est la plus sûre indication qu'ils se sont réellement produits.» Cette mise en garde en ouverture du générique de ce téléfilm produit par HBO donne le ton de cette histoire rocambolesque, sans doute romancée et formatée mais dont les prémisses ont bien eu lieu.

En 1914, la révolution mexicaine est déjà en marche depuis quelques années. Pancho Villa, leader des rebelles du nord du pays, décrié par la presse américaine, les publications de William Hearst (pastiché dans Citizen Kane) en tête, et à court de moyens financiers pour poursuivre les opérations militaires, lance un appel aux jeunes compagnies de production cinématographique qui pourraient être intéressées à acheter les droits sur l'histoire de sa propre vie, et ce afin de renflouer ses coffres et de redorer son blason auprès de ses voisins (très proches, comme vous pourrez le constater) du Nord.

La Mutual Film Corporation et le cinéaste-producteur D. W. Griffith avaient répondu à l'appel, tout en imposant certaines conditions de tournage, comme des «horaires de bataille» de jour et des acteurs américains qui prennent les rôles principaux. De cette aventure, deux films seront produits: The Life of General Villa et The Outlaw's Revenge. Peu après leur première diffusion, ils ont disparu de la carte, mais Gregorio Rocha a retrouvé des bobines de ceux-ci pour en faire un documentaire en 2003.

Le téléfilm qu'a réalisé Bruce Beresford (Robe noire) sur cet épisode peu banal des débuts du cinéma n'est pas un grand chef-d'oeuvre, malgré une reconstitution historique des lieux et de l'époque convaincante, des interprètes enthousiastes (surtout Antonio Banderas en Pancho Villa, qui a malheureusement des traces d'accent castillan... ) et des points de vue plutôt nuancés. Quelques longueurs et moments mélodramatiques viennent parfois gâcher la salsa. Ces inconvénients ne suffisent toutefois pas pour qu'on boude le plaisir de découvrir cette vraie histoire arrangée avec le gars des vues.

Cinéma / Pancho Villa dans son propre rôle - Artv, 21h


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com