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Ridiculisons les étudiant-e-s faute d'arguments

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Valérie Provost
Envoyé Le vendredi 16 novembre 2007 14:00



Je lis les commentaires sur quelques sites depuis ce matin et je dois dire que plusieurs sur celui-ci ne diffèrent pas de ceux sur d'autres sites. On dépeint les étudiants et étudiantes comme de gros bébés pleurnichards gavés par maman et papa, comme de violents enfants qui ne veulent que boire et fumer, comme d'impertinents ados qui ne savent pas ce qu'ils font.

Je crois plutôt que la communauté étudiante est au fait de ce qui se passe, elle est directement touchée par les coupures, les réductions de services, les restructurations de programmes, tout comme le reste de la communauté universitaire d'ailleurs (profs, employé-e-s de soutien...). S'insurger contre une hausse des frais de scolarité qui atteindra, en janvier 2012, 500$ de plus par session; contre une augmentation des frais afférents de 88$ par session à l'UQAM; contre la réduction d'embauche de professeurs; contre la réduction des services; tout cela n'est pas des enfantillages, c'est de la sauvegarde.

De plus, mettre au jour, présenter au public les problèmes en éducation, c'est aussi révéler des problèmes en santé, en emploi, dans les relations humaines, dans la vie en général. C'est faire prendre conscience que la vie, de nos jours, se résume à une question de rentabilité. C'est poser la question: "Êtes-vous sur Terre pour être ou pour être rentable?"

Ce combat, de débat, ne concerne pas seulement les étudiants et étudiantes. Il concerne tout le monde, car il révèle des problèmes universaux de notre société. Il vous concerne vous, et vos enfants, et vos parents si vous en avez encore de vivants.

Et s'il-vous-plaît, si vous décidez de vous résigner, arrêtez de frapper sur ceux et celles qui osent encore se lever. La police le fait déjà assez comme ça.

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