Vos réactions
Je suis dégoûté par l'incompétence de ce gouvernement et de l'indifférence de plusieurs
MAI 2006
Le sac de plastique pollue l'environnement. Cet énoncé, sans y réfléchir trop longtemps, semble véridique. Quoi qu'il en soit, le gouvernement du Québec qui était au pouvoir au printemps 2005 à refusé, presque sans y réfléchir, d'adopter le principe d'un projet de loi visant à interdire la distribution de sacs de plastique non biodégradables (voir Projet de loi 390 en annexes). Selon monsieur Stéphan Tremblay, le dépositaire du projet de loi, qui était et est encore le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement et de parcs, déplore (Portail Québec, 2005) l'obstination du gouvernement libéral du Québec à vouloir refuser d'adopter le principe du projet de loi. De plus, une pétition signée par 50 000 personnes en faveur de l'adoption du projet de loi a aussi été présentée à l'Assemblée nationale, mais elle n'aura pas fait bouger le gouvernement. (Eco contribution, 2006).
De toute évidence, le gouvernement actuel préfère laisser « les forces libres du marché» gérer l'avenir de notre environnement. C'est en tout cas ce qu'a déclaré monsieur Thomas Mulcair, alors ministre de l'Environnement et des Parcs, au moment où l'on débattait pour une seconde fois de ce projet de loi à l'Assemblée nationale à l'automne 2005 (Débats de l'Assemblée nationale, 2005).
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ANALYSE ET SYNTHÈSE
Pourquoi le gouvernement s'entête-t-il à ne pas vouloir adopter le projet de loi 390 alors que les seuls pour qui ce refus profite sont les quelques personnes qui font des profits avec la production de ces sacs de plastique? À l'origine, ce travail ne devait pas prendre cette tournure, mais au cours de la recherche, des éléments m'ont pousser à brosser plus large. Le 6 juin 2005, la Société des alcools du Québec (SAQ) annonçait qu'elle prenait un virage vert (voir Communiqué de presse de la SAQ en annexes) en distribuant des sacs de plastique prétendument biodégradables. La SAQ est une société d'État du gouvernement du Québec. Alors, le gouvernement, d'un côté, voulait laisser les forces du libre marché s'occuper de l'environnement et de la question des sacs de plastique non biodégradables. En prenant l'initiative, par l'entremise de sa société d'État, elle a tenté de donner l'exemple.
Toutefois, bien au contraire, ce qui ressort clairement du rapport de Recyc-Québec (Guillemette, Mathieu, Guy Tremblay et Sophie Taillefer, 2005), c'est que Omniplast, l'entreprise qui fabrique les sacs de plastique distribués par la SAQ, ne respecte pas la norme de biodégradabilité. Ainsi, le communiqué de presse était donc frauduleux puisqu'il ne disait pas toute la vérité au sujet de la composition des sacs de plastiques distribués par la SAQ. Toujours dans le rapport de Recyc-Québec, on apprend aussi que la ville de Laval avait fait part de ses inquiétudes avant même l'annonce de la SAQ à propos du choix du gouvernement d'avoir choisi l'entreprise Omniplast pour fabriquer les sacs de plastique.
Dans un article parue dans la Presse le 31 mars 2006, on pouvait lire que la SAQ « envisage maintenant le remplacement de ces sacs moins vertueux qu'il n'y paraît ». Serait-ce le début d'une confession de la part du gouvernement? Quoi qu'il en soit, cette histoire est la preuve que le gouvernement a tout faux de croire que l'entreprise privée peut elle-même faire les bons choix lorsqu'il s'agit d'environnement. Ainsi, si la SAQ, une société d'État, n'a même pas été en mesure de prouver qu'il n'était pas nécessaire de légiférer, le gouvernement est bien mal placé a présent pour continuer à refuser d'Adopter le projet de loi. Le gouvernement et la SAQ peuvent bien tenter de se défendre, mais ce sera difficile avec le rapport de Recyc-Québec, (qui est aussi une société d'État du gouvernement du Québec) qui dit clairement que l'entreprise Omniplast ne produit pas des sacs biodégradables. Il est temps que le gouvernement rende des comptes. Nous sommes en 2006, pas en 1970, c'est-à-dire que l'environnement et l'intérêt public doivent faire partie des priorités du gouvernement et doivent avoir préséance sur l'intérêt de quelques individus.
CONCLUSION
Que la SAQ et le gouvernement ait agit de bonne ou de mauvaise foi depuis le mois de juin 2005, cette affaire est la preuve qu'il faut légiférer sans plus tarder et se préoccuper du projet de loi 390 avant que la situation ne s'aggrave. En plus de ne pas écouter la volonté de la population, le gouvernement et la SAQ ont peut-être même aggravé la situation et gaspillé l'argent des contribuables....
