A cause de deux hommes et de 300 000$, Le Devoir donne sa bénédiction à une enquête qui va coûter quelques millions aux Canadiens sur une affaire déjà réglée par la police et les tribunaux. En quoi la présumée vénalité de Mulroney autorise-t-elle les bien-pensants à engager d'importantes sommes des fonds publics pour faire toute la lumière sur une incertitude montée en épingle? La bigotterie (ou l'hypercorrection politique) donne toujours bonne conscience aux faiseurs de leur opinion du droit chemin. Une démocratie plus blanche que la soutane du pape, est-ce là le désir profond du citoyen-payeur? Tartuffe doit bien rire de toute cette masquarade.