Mots clés : Brian Mulroney, Norman Spector, Justice, Gouvernement, Canada (Pays)
Ottawa -- Norman Spector, l'ex-chef de cabinet de Brian Mulroney, ne croit pas que son ancien patron soit victime d'une campagne visant à salir sa réputation.
M. Spector a déclaré hier avoir été troublé par certaines choses dont il a été témoin alors qu'il travaillait pour M. Mulroney. Qu'il ait fallu tant de temps pour que les gens s'interrogent sur les relations d'affaires de l'ex-premier ministre est scandaleux, à son avis. M. Mulroney accuse les médias et d'autres de se livrer à une vendetta à son endroit. Mais M. Spector porte l'accusation opposée -- c'est-à-dire que les médias ont jusqu'à présent négligé ce qui pourrait s'avérer un des pires scandales de l'histoire canadienne. Selon lui, on n'a pas tellement insisté auprès de M. Mulroney pour qu'il s'explique sur les 300 000 $ en argent comptant reçus au cours de rencontres secrètes avec Karlheinz Schreiber. Les conservateurs ne se pressent pas pour prendre la défense de l'ex-premier ministre, mais ils ne portent pas de jugement non plus. Plusieurs députés et sénateurs conservateurs se disent en faveur de l'enquête, et n'ont pas voulu commenter l'affirmation de M. Mulroney voulant qu'il soit victime d'une campagne visant à ternir sa réputation.