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Une insulte au personnel infirmier
En effet, dans les deux cas, les études requises sont un diplôme d'études collégiales (D.E.C.), soit une technique collégiale de trois ans dans les deux cas. Cependant, alors qu'un infirmier voit son salaire progresser de 38 900 $ à 57 900 $ sur une période de 12 ans, celui des policiers provinciaux passe de 36 300 $ à 64 600 $ en seulement 7 ans. De plus les policiers provinciaux peuvent devenir « agent 2 », avec un salaire maximum de 70 600 $, ou agent 3, avec un salaire maximum de 72 200 $. Sans compter tous les autres grades accessibles - tels celui de sergent, de lieutenant ou de capitaine -, lesquels s'accompagnent d'un salaire encore plus élevé.
Pour poursuivre la comparaison, notons que l'uniforme est fourni à la Sûreté du Québec, alors que pour les infirmiers, c'est à leurs frais, bien évidemment. Pour les policiers provinciaux, la retraite est accessible, sans pénalité, après 25 ans de service. Dans le cas des infirmiers, il s'agit plutôt de 35 ans de service.
Qu'est-ce qui justifie un tel écart de traitement entre deux groupes de travailleurs ayant une formation et des responsabilités comparables? Il serait temps que M. Couillard admette publiquement ce qu'il sait déjà : le personnel infirmier québécois est sous-payé, et ce n'est pas une prime à certains qui va corriger cette situation honteuse. Cet état de fait est d'autant plus navrant que le Gouvernement du Québec se targue de promouvoir l'équité salariale.
Références
http://www.tresor.gouv.qc.ca/fr/publications/ress_humaine/condition/echelle/sss_inf.pdf
http://www.suretequebec.gouv.qc.ca/accueil/recrutement/conditions.html
