Le TSX recule de près de 300 points, le huard dégringole
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Photo: Agence Reuters
IBM versera cinq milliards $US pour acheter le fournisseur de logiciels Cognos. La transaction fixe la valeur de Cognos à 58 $US par action en espèces. Hier le titre de Cognos a pris 5,33 $, ou 10,7 %, à 55,35 $.
À New York, l'indice Dow Jones a cédé 55,19 points, à 12 987,55 points, après avoir reculé de 4 % la semaine dernière. Le Nasdaq a chuté de 43,81 points à 2584,13 points, après un recul de 6 % la semaine dernière, et l'indice S&P/500 a fléchi de 14,52 points, à 1439,18 points.
Le dollar canadien a aussi chuté face à la robustesse de la devise américaine et en raison d'un recul des coûts de l'or et du pétrole. Les banques canadiennes étaient fermées hier pour le jour du Souvenir, et la Banque du Canada n'a donc pas fourni de valeur officielle en fin de journée. Mais le huard était quand même transigé sur les marchés internationaux, où il a perdu presque 3 ¢US en fin d'après-midi, à 103,09 ¢US, après avoir plafonné à 110,31 ¢US durant la journée de mercredi dernier. Les analystes expliquent que les négociants voudront engranger leurs profits, maintenant que le dollar s'est envolé de 25 % depuis le début de l'année.
À New York
Pour sa part, la Bourse de New York a clôturé hier sur une quatrième séance de baisse consécutive, marquée par une forte volatilité en raison des craintes persistantes sur les dégâts de la crise financière sur l'économie réelle: le Dow Jones a perdu 0,4 % et le Nasdaq 1,7 %. Indice vedette de Wall Street, le Dow Jones est ainsi tombé pour la première fois depuis août sous le seuil symbolique des 13 000 points. En l'absence de publication macro-économique en raison du Veterans Day, jour férié aux États-Unis, la place new-yorkaise a connu une séance très irrégulière, évoluant suivant l'interprétation des informations délivrées par le secteur bancaire sur son exposition à la crise des crédits hypothécaires à risque (subprime), qui affecte les places financières depuis l'été.
En annonçant qu'il allait connaître des pertes plus fortes que prévu au quatrième trimestre à cause du subprime, le courtier en immobilier en ligne E-Trade Financial Corp. a «enfoncé le moral des investisseurs», a expliqué Art Hogan, analyste au cabinet Jefferies. «Non seulement il annonce de lourdes pertes à venir, mais il n'exclut pas une possibilité de banqueroute», ajoute l'analyste.
En outre, le leader américain des prêts hypothécaires, Countrywide, a pour sa part indiqué aux autorités de régulation américaines que ses marges de manoeuvre risquent d'être limitées si ses notations financières basculaient dans la catégorie des investissements à risque, avance Peter Cardillo (Avalon Partners). «Il y a un sentiment général qui se répand désormais, selon lequel les choses vont encore empirer avec le subprime», développe l'analyste.
Les intervenants s'interrogent depuis plusieurs semaines sur l'ampleur des dégâts causés par la crise immobilière et ses conséquences sur les autres secteurs de l'économie dont la consommation, premier moteur de la croissance.

