Borse Dubai et le Nasdaq ont la voie libre pour s'emparer d'OMX

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AFP
Édition du mardi 13 novembre 2007

Mots clés : OMX, Nasdaq, Borse Dubai, Économie, Suède (pays)

Stockholm -- La Suède a laissé hier la voie libre à Borse Dubai et au Nasdaq pour s'emparer de l'opérateur boursier OMX, une opération qui permet au groupe émirati et à la Bourse américaine de devenir des partenaires privilégiés en Europe.

«Borse Dubai remplit les critères requis pour devenir propriétaire», d'OMX, indique l'autorité financière suédoise, Finansinspektionen (FI), dans un bref communiqué.

FI, qui avait déjà donné le même aval au Nasdaq le 27 septembre, autorise ainsi les deux opérateurs à lancer officiellement leur offre amicale sur leur concurrent nordique et balte.

Fin octobre, le p.-d.g. d'OMX, Magnus Böcker, avait indiqué que l'offre d'achat conjointe Borse Dubai-Nasdaq devrait être ouverte de janvier à fin février.

Le 20 septembre, le Nasdaq et Borse Dubai avaient annoncé un accord de partenariat global pour prendre le contrôle d'OMX, après des mois de bataille. En mai, le Nasdaq avait en effet lancé une offre sur OMX, approuvée par la direction, avant que Borse Dubai ne lance en août une contre-offre hostile.

Un accord complexe

Selon les termes d'un accord complexe, c'est l'offre de Borse Dubai qui prévaut actuellement. Mais à terme, la Bourse new-yorkaise reprendra OMX après avoir acheté toutes les parts détenues par Borse Dubai dans OMX.

Parallèlement, Borse Dubai entrera à hauteur de 19,9 % du capital du Nasdaq et de 28 % dans celui de la Bourse de Londres (London Stock Exchange, LSE).

Le 26 septembre, le Nasdaq et Borse Dubai avaient annoncé détenir 47,6 % du capital d'OMX grâce au soutien de grands actionnaires.

Ils avaient par ailleurs abaissé le seuil d'acceptation à 50 % contre 90 % initialement afin de contourner la difficulté de l'entrée dans le capital d'OMX de Qatar Holding (9,98 %), également actionnaire du LSE.

L'offre amicale Borse Dubai-Nasdaq a été libellée en numéraire. Elle propose 265 couronnes suédoises (SEK) par action, valorisant OMX à 32 milliards de couronnes (environ 4,9 milliards $US).

L'opération ne devrait pas rencontrer de difficultés, les deux grands actionnaires d'OMX, qui détiennent près de 17 % du capital, ayant déjà fait savoir qu'ils soutenaient cette offre.

Il s'agit d'Investor, holding de la très puissante famille suédoise Wallenberg, qui possède 10,7 % du capital et de la banque Nordea, qui en détient 5,3 %.

Hors des États-Unis

Sur le plan stratégique, l'opération permettra au Nasdaq de s'affirmer hors des frontières des États-Unis après l'échec en février de sa tentative de rachat du LSE et alors que les places boursières sont lancées dans une course à la concentration.

Nasdaq, qui ambitionne de devenir l'une des toutes premières places boursières en terme de capitalisation boursière cumulée des entreprises cotées, mettra la main sur une place boursière bien organisée qui a déjà consolidé le secteur dans la région nordique et balte.

OMX mène en effet depuis plusieurs années une stratégie offensive en Europe septentrionale. Il détient les Bourses de Copenhague, Stockholm, Helsinki, Reykjavik, Riga, Tallinn et Vilnius.

Le Nasdaq bénéficiera en outre d'un portefeuille de produits de qualité et pourra de développer dans les dérivés, son point faible.

Il pourra enfin proposer la cotation de titres à l'international.

Des valeurs comme Nokia, Ericsson ou H&M, Scania et Electrolux, sont cotées à Stockholm ou Helsinki.


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