Opinion

Lettres: Tout faux

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Pierre Tremblay, Montréal, le 11 novembre 2007

Édition du mardi 13 novembre 2007

Mots clés : Mario Dumont, Parti politique, Commission scolaire, Québec (province)

Mario Dumont a tout faux dans le dossier de l'abolition des commissions scolaires. En effet, il veut transférer la taxe scolaire aux municipalités et faire en sorte que ces dernières s'occupent d'une partie des responsabilités actuelles des commissions scolaires. Or, ce que plusieurs experts recommandent -- et je suis pleinement d'accord avec eux --, c'est plutôt d'abolir complètement le financement de l'éducation au moyen de la taxe scolaire.

L'éducation devrait être complètement financée par la fiscalité générale. Contrairement aux services municipaux, il n'y a aucune logique à taxer les propriétaires de maison et indirectement les locataires par leur loyer pour financer l'éducation des jeunes.

Par ailleurs, une partie de l'argumentation de Mario Dumont repose sur le fait que la participation aux élections scolaires est faible. Personnellement cet argument m'apparaît insuffisant pour soutenir l'abolition des organisations jouant un rôle stratégique dans la société québécoise. En effet, si on suit le raisonnement du chef de l'ADQ, il faudrait également abolir les caisses populaires. En effet, je ne pense pas que le taux de participation aux élections des dirigeants des caisses populaires soit beaucoup plus élevé que celui des élections scolaires. Pourtant personne ne suggère d'abolir les caisses populaires.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com