On aura beau dire que le nombre de membres est sans importance, on se cachera la tête dans le sable tant qu'on voudra, un creux historique, c'est un creux historique. Et c'est bien fait ! Le parti libéral ne fait que récolter les effets de ses gestes passés, dont le scandale des commandite, que le Québec n'est pas prêt d'oubier, et le turpitude d'un chef sorti tout droit de la cuisse du grand PET. Si quelqu'un s'imagine que nous sommes à la veille de passer l'éponge sur la loi de la clarté et sur l'arrogance avec laquelle Monsieur Dion l'a défendue, ce quelqu'un est sur une autre planète. Et puis, si ce chef n'avait pas été aussi minable, on aurait pu espérer (oui oui) le laisser se hisser au rang de premier ministre dans un gouvernement minoritaire, tout juste le temps pour qu'au Québec la ferveur souverainiste revienne au grand galop. Mais non, ce type n'au aucune chance, il n'a pas le moindre commencement de début d'ombre d'apparence de charisme. Rien à faire ! Il aura beau s'exprimer dans une langue exemplaire, il demeure irrémédiablement antipathique. Et c'est probablement encore la droite de Monsieur Harper qui va l'emporter. Décidément, on n'est pas gâté.