Hier, à «Tout le monde en parle», Mia Farrow reprochait au président Bush de ne pas user de son «influence» pour tancer les Chinois au sujet du Darfour. Quelle influence ? Il suffirait aux Chinois de remettre sur le marché les 1 400 milliards d'obligations américaines qu'ils détiennent pour faire crouler l'économie de la «plus grande puissance mondiale». Bush est un abruti à la solde du grand capital, mais il n'est pas fou (enfin, pas tout à fait). Les États-Unis ne sont plus qu'un tigre de papier qui s'agite pour ne pas trop faire paniquer ses créanciers en créant l'illusion qu'il contrôle bien la situation. Moi, si j'étais Américain, je perdrais vite fait mon arrogance et je me ferais tout petit, tout petit.