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Une couverture différente des même faits
En effet, les riches - qui consultent déjà plus que les pauvres dans un système public - gardent un même niveau de fréquentation du système dans le cas d'une privatisation. Cependant, les pauvres - qui utilisent moins le système de santé même public - diminuent encore davantage le nombre de consultations, en raison des coûts engrangés. Concrètement, cela représente une augmentation des maladies sérieuses chez les pauvres - tant physiques que mentales - et donc une moins grande présence sur le marché du travail comme conséquence directe.
C'est donc dire que la privatisation du système de santé ne présenterait que peu de changements pour les classes sociales élevées, mais que les plus pauvres verraient leur salaire annuel - statistiquement! - diminuer. Impact : Augmentation du clivage entre les classes sociales. Le débat devient donc idéologique, à savoir s'il est enviable de voir se creuser le fossé séparant riches et pauvres (et voir tous les impacts de cette réalité s'implanter : hausse de la criminalité, etc.)
Quant à moi, je vais dans le même sens que M. Constandriopoulos et m'oppose à toute privatisation du système de santé actuel, tant pour des raisons économiques que sociales.
