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Phénomène connu depuis longtemps, mais dissimulé

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ANDRE BURGY
Envoyé Le samedi 23 février 2008 16:00



Le chiffre de 27.7 % me parait un peu faible, mais il a au moins le mérite d'être porté à la connaissance du public. Lors de ma formation d'officier, j'ai été sensibilisé à cette réalité. La guerre du Viet-Nâm faisait rage et servait de laboratoire aux armées non engagées. On parlait, à l'époque de 40 % des soldats traumatisés par les combats.

Le soldat est préparé à affronter les affres de la guerre, dites-vous, aucune formation psychologique, aussi poussée soit-elle, ne peut les préparer à affronter la réalité des corps déchiquetés, des odeurs de poudre, de sang et de boucherie... et l'idée que cet ennemi que je viens de "descendre" et qui me regarde étonné, l'oeil figé par le départ de sa vie, était probablement un brave type, père de famille comme moi.

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