Suite à la lecture de l'article de M. Courtemanche et des commentaires émis depuis, je ressens une certaine hargne à l'égard du constat que nous ne savons plus écrire, ni parler français comme il se doit. Je ne prétends pas être de ceux qui écrivent le meilleur français. Cependant, je suis en mesure de constater que, bien que l'on souhaite en tant que société protéger notre langue, force est de constater que dans les faits, dans la vie quotidienne, la maîtrise de la langue est purement bâclée, voire dévalorisée. N'en déplaise à certains, le propos de M. Courtemanche en lien avec son expérience de jeunesse à l'effet qu'il parlait comme une "tapette" ou qu'il était un intellectuel, n'a rien de surréaliste. Je suis même d'accord avec ce constat. D'ailleurs, être intellectuel n'a pas la cote chez « ceux qui ne le sont pas » car généralement, les discours paraissent hermétiques pour les non intellectuels. La précision du langage écarte, en partie, les risques de mésententes. Bien parler et bien écrire est une preuve de rigueur intellectuelle. Celle-ci demeure aussi vraie dans nos actes, nos réflexions et nos relations.
Selon moi, le problème provient, comme bon nombre l'ont exprimé, du fait que l'effort n'est pas valorisé; "ma parlé come j'veu, anyway on m'comprent parèye." *soupir*
Que grand bien nous fasse si nous arrivons à faire comprendre cela à ceux qui valorisent le dénigrement de l'effort, de notre belle langue, somme toute riche et complexe à maîtriser. Ainsi qu'à faire la promotion de l'effort intellectuel, d'aller au-delà du bout de notre nez ignare.
Merci de soulever le débat. En espérant qu'il ne reste pas cantonné aux seules pages du Devoir.