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La Presse ratisse large
On peut aussi sourciller que cette enquête se fasse dans un contexte de salon du livre, mais peut-être ne devrait-on y voir qu'un tour de passe-passe ingénu pour faire mousser les ventes d'un livre qu'on ne lit plus.
Si on parle de "ce qui se fait de nouveau", (et on en parle sans doute), l'argument serait donc le suivant: les gens ne lisent plus comme avant, ils se désintéressent du terroir Québécois et ne jurent que par les bouquins venus de France sous pavillon battant. Que la consécration des chef-d'oeuvre des temps passés ne s'est pas faite qu'au fil assidu de lectures réitérant leur emprise emblématique dans le coeur des lecteurs, qu'il a bien fallu une mobilisation, ou du moins une loyauté à tout crin de ceux-ci, que de tels "mouvements" ne sont que souvenirs ténus menacés de se dissiper dans la brume claquemurée de nos greniers d'antan. Je répondrai: que cette menace pèse! Que l'on me convainque de lire!
