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Que diantre....
Oui, l'article est excellent et sincère. Nous n'avons pas droit à la véritable teneur de la pensée de l'auteur mais on lit entre les lignes, dans le silence de la langue. Oui, c'est une catastrophe culturelle et politique. Un peuple qui ne connaît pas la langue qu'elle est supposée défendre pour créer une nation est un peuple qui va avoir des difficultés à se définir. Il va avoir plus de maux que de mots. Ces mots manquants qui font qu'une grande partie de la jeunesse est sacrifiée dans ses capacités. Un(e) jeune québécois(e), celui qui aurait un jour une « maladie des racines », n'est pas plus stupide qu'un autre jeune d'un autre pays. Les politiciens ne savent pas parler le français, ils parlent le québécois. Les profs aussi. Les institutions aussi. Si vous demandez à un sud américain s'il parle le castillan, il vous répondra que non. Il parle l'espagnol non la langue du conquistador. Dans cette perspective là, il est certain que les « nationalistes » québécois préfèrent que le bon petit peuple québécois ne sache pas parler le français. Qu'importe, bientôt il n'y aura que les immigrants, pour leur examen de français, qui sauront le parler et l'écrire comme il se doit. D'autres pourraient aussi donner des cours.
Cela me fait penser, c'est caricatural, que dans le fond, l'église a permis au peuple québécois de ne parler qu'une langue qui lui aurait interdit l'accès aux textes du siècle des Lumières. Une langue finissant à se « joualiser » par l'attitude culturelle des partis politiques québécois. Il n'y a qu'à les écouter ces politiciens pour s'en rendre compte. Ne pas permettre à un peuple de maitriser l'outil fondamental de l'expression, c'est l'emprisonner dans l'ignorance et l'esclavage.
